« Qu’Allah les tue ! »

Pour contribuer à une nécessaire réflexion sur les causes profondes des récents événements auxquels l’Europe a été confrontée, et qui sont diverses, j’aimerais pointer la question du texte coranique. On dit souvent que l’islam est « une religion de paix », qu’il n’y a rien de commun entre la violence aveugle et sourde de la terreur, et le texte sacré qui nous vient de l’ancienne « Arabie heureuse ».

Je ne suis pas compétent pour confirmer ou réfuter ce type de jugement global. Mais j’aime les langues et les textes fondateurs, et j’aime y revenir. Je propose d’analyser le verset 30 de la sourate coranique n° 9, intitulée « At-Taoubah » (le repentir) :

« Les Juifs disent :  »Uzayr est fils d’Allah » et les Chrétiens disent :  » Le Christ est fils d’Allah ». Telle est leur parole provenant de leurs bouches. Ils imitent le dire des mécréants avant eux. Qu’Allah les tue ! »

قتلَهموآللّه

Qâtala-humul-lâh !

Lorsqu’on cherche à interpréter des « textes sacrés », on peut toujours décider de mettre en jeu différents niveaux de connaissance, ou de sagesse. Le verset ici cité est loin d’être isolé, il en existe d’autres de la même farine, et certains plus violents mêmes.

Ce verset coranique, direct, violent, incite à tuer les juifs et les chrétiens à cause d’un différent d’origine théologique (l’idée qu’Allah puisse avoir un « fils »). Est-il responsable de la manière dont certains musulmans considèrent les croyants des deux autres monothéismes, le judaïsme et le christianisme ?

Je propose qu’un concile mondial des trois principales religions monothéistes se réunisse rapidement, pour procéder à une analyse critique et conjointe de la Torah, des Évangiles et du Coran, et émettent en conclusion un communiqué commun.

Ce communiqué aurait pour but d’aider les lecteurs de base à comprendre que toutes les formules que l’on pourrait trouver dans l’un ou l’autre des textes sacrés et qui réclament l’anéantissement de l’autre ne sont en réalité que des cris d’amour sincère pour tous les hommes vivant sur la Terre, sans distinction de religion.

Si cette tâche de réinterprétation s’avérait impossible pour certains passages particulièrement crus, je propose qu’un concile mondial des religions concernées se réunisse et propose alors la révision et la réécriture des textes incriminés, dans l’intérêt supérieur de la paix mondiale.

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.