L’Apocalypse, saison 1, épisode 1

Dix-neuvième jour

L’Apocalypse de Jean regorge d’énigmes. Une aubaine pour le poète et une mine pour le chercheur. Comme elles abondent, je vais les découper en trois épisodes.

Il y a le mystère des sept étoiles dans la main droite, et celui des sept candélabres d’or au milieu desquels le Vivant marche (Ap. 1,20). Il y a le mystère de l’arbre de vie (Ap. 2,7), celui de la seconde mort (Ap. 2,11), celui de la manne cachée et celui du caillou blanc portant un nom nouveau (Ap. 2,17), le mystère de l’Étoile du matin (Ap. 2,28), et celui de la venue du voleur (Ap. 3,3).

Il y a le triple mystère du nom de Dieu, du nom de la Cité et celui du « nom nouveau » (Ap. 3,12). Il y a celui de l’attente du coup sur la porte (Ap. 3,20).

Il y a la vision du trône dans le ciel, et de « quelqu’un » qui y siège (Ap. 4,2). Au milieu de ce trône et autour de lui, il y a le mystère des quatre Vivants. L’un est comme un lion, un autre est comme un jeune taureau, un autre a comme un visage d’homme et le dernier est comme un aigle en plein vol (Ap. 4,6-7). Il y a le mystère de leurs yeux dont ils sont « constellés par-devant et par-derrière » (Ap. 4,6) mais aussi « tout autour et en dedans » (Ap. 4,8).

Il y a le mystère du livre roulé, scellé de sept sceaux (Ap. 5,1), que seul le Lion de la tribu de Juda pourra ouvrir. Il y a le mystère de l’Agneau égorgé, portant sept cornes et sept yeux (Ap. 5,6). Il y a le mystère des hommes de toute race, langue, peuple et nation, qui sont transformés en une Royauté de Prêtres régnant sur le terre (Ap. 5,10).

Il y a les mystères du cheval blanc et de l’arc, du cheval rouge feu et de l’épée, du cheval noir et de la balance, du cheval vert et de l’Hadès (Ap. 6,1-7).

Il y a le mystère de ceux qui furent égorgés et qui doivent patienter encore un peu, en attendant ceux qui doivent être mis à mort comme eux (Ap. 6,11).

Il y a le mystère du soleil noir, de la lune de sang et des étoiles comme des figues avortées (Ap. 6,12-13), et celui du ciel qui disparaît comme un livre que l’on roule (Ap. 6,14), au grand Jour de la colère.

Il y a le mystère de la foule immense de gens vêtus d’une robe « blanchie dans le sang de l’Agneau » (Ap. 7,9-14).

Il y a le mystère du septième sceau, et celui du silence d’une demi-heure dans le ciel (Ap. 8,1).

Il y a le mystère de la pelle d’or emplie de feu (Ap. 8,5). Il y a le mystère des arbres et des herbes consumés, de la mer changée en sang, des fleuves changés en absinthe, du jour et de la nuit qui perdent leur clarté (Ap. 8,6-12).

Il y a le mystère du puits de l’Abîme dont monte une fumée (Ap. 9,2-3).

Il y a le mystère de ces sauterelles qui ont des queues de scorpions, qui ont des couronnes d’or, des faces humaines, des chevelures de femme et des dents de lion (Ap. 9,7-8).

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.