De l’avenir de la pensée en période troublée


« Cicéron sceptique » ©Philippe Quéau 2023 ©Art Κέω 2023

A la fin de sa vie, en 45 av. J.-C., en pleine guerre civile à Rome, entre César et Pompée, et alors qu’il portait le deuil de sa fille Tullia, Cicéron écrivit un traité philosophique sur la « nature des dieux », De Natura Deorum. Ce livre fut dédié à Brutus, celui-là même qui devait assassiner César, et qui était un ami et un disciple de Cicéron. Il traite des idées des trois principales écoles philosophiques alors en vogue : le stoïcisme, l’épicurisme et l’académisme. Le personnage de Velleius y défend la doctrine d’Épicure, celui de Balbus expose celle des stoïciens, et Cotta adopte les positions de la Nouvelle Académie, dont Cicéron était le plus proche.

Selon la théorie épicurienne, les dieux existent, mais sont des êtres composés d’atomes, qui vivent dans le vide (l’éther intersidéral), sans se soucier du monde ni des hommes. Selon Velleius, ce point de vue est conforme à la raison et à la piété, et il a l’avantage d’écarter toutes les superstitions religieuses. Cotta réfute cette thèse et montre qu’elle est incompatible avec la nature divine, parce qu’elle nie toute intervention des dieux dans les affaires humaines. « Que peut-il y avoir de plus clair et de plus évident que lorsqu’on a levé les yeux vers le ciel et qu’on a contemplé les choses célestes, il existe quelque puissance divine d’une intelligence souveraine qui gouverne ces chosesi ? » Elle contredit de plus les témoignages de la tradition et de la divination, et elle conduit à l’athéisme.

Quant à la doctrine stoïcienne, elle affirme que les dieux sont des êtres parfaits, intelligents et bienveillants; ils gouvernent l’univers et jouent leur partition dans le monde des humains. L’existence de la providence divine peut se déduire de l’évidence de l’ordre et de la beauté du cosmos, de l’accord général des opinions des peuples à son sujet, de la nature rationnelle de l’esprit de l’homme, mais aussi de l’histoire des prodiges et du témoignages des oracles. « Ainsi tout ce qui existe en dehors du monde a été créé pour une autre chose : ces fruits que produit la terre pour les animaux ; les animaux pour l’homme ; le cheval pour être monté ; le bœuf pour labourer ; le chien pour chasser ou garder ; mais l’homme lui-même est né pour contempler le monde et l’imiter – non pas parfaitement mais il en est une certaine partieii. » Cotta, là encore, se fait critique, et il met en évidence les contradictions, les faiblesses et même les absurdités des stoïciens. Il réfute l’idée de la pluralité des dieux, le choix de leurs représentations sous figure humaine, leur action sur le monde et leur prétendue bienveillance envers les hommes. Il dénonce les incohérences d’une providence qui permet le mal et l’injustice, qui favorise les méchants et néglige les vertueux. Il rejette les preuves tirées de la tradition et de la divination, qu’il juge vaines et trompeuses. « Il arrive même souvent que l’autorité de ceux qui se disent maîtres nuit à ceux qui veulent apprendre ; car ils cessent d’exercer leur propre jugement et tiennent pour vrai ce qu’ils voient approuvé par celui qu’ils estimentiii. »

Cicéron ne conclut pas son livre de façon tranchée. Face aux dogmatismes philosophiques, il désire surtout mettre en valeur le « scepticisme » de la Nouvelle Académie. Les principes de celle-ci (acatalepsieiv radicale, suspension du jugement, penchant vers le « vraisemblable ») invitent à suspendre le jugement face aux opinions contradictoires et à prôner avant tout la liberté de pensée. Cicéron ne nie pas l’existence des dieux, mais il remet en cause leur intervention dans les affaires humaines ainsi que leur connaissance de l’avenir.

Le scepticisme de Cicéron, au moins autant que le pyrrhonisme de Sextus Empiricusv et les thèses des philosophes sceptiques, compilées par Diogène Laërce, ont largement influencé les penseurs de la Renaissance, Érasme, Montaigne, Charron, Mersenne, Gassendi, Descartes, Spinozavi. Soit. Mais peut-on rester sceptique aujourd’hui ? Je pense qu’il faut adopter une attitude sceptique, mais surtout à l’égard du scepticisme lui-même. Nous entrons en effet dans une ère de dangers et d’urgences, une ère qui s’annonce mortifère, et calamiteuse, à l’échelle de l’humanité entière. Le monde va à la catastrophe, si rien n’est fait pour le changer. Or, fort peu se fait en fait, semble-t-il. Tout reste à faire, et presque tout doit être « changé », – sauf la liberté de penser, qui elle, ne doit pas être abolie, mais au contraire défendue, encouragée, et même mise au pinacle, et cela quoi qu’il en coûte. Or, les néo-fascismes, les extrémismes de tous bords, montent partout en puissance, en Europe et dans le monde, et ils ont précisément une détestation absolue de la liberté de penser (autrement qu’eux). C’est de ces mouvements fascistoïdes en pleine croissance que vient le danger le plus mortel. Danger contre lequel l’IA elle-même ne pourra rien, car, n’en doutons pas, l’IA sera « programmée » pour soutenir et propager les idées qui vont (provisoirement) donner l’illusion qu’elles vont vaincre, ne serait-ce que parce que l’IA pompe la plupart de ses « idées » des textes et des images dont on la gave.

Le monde entre, c’est l’évidence, dans une période sombre, très sombre. Il n’est plus temps de rester « sceptique ». Il va falloir faire preuve d’une foi irréductible, en l’avenir de la pensée. Et de l’action.

__________________

i« Quid enim potest esse tam apertum tamque perspicuum, cum caelum suspeximus caelestiaque contemplati sumus, quam esse aliquod numen praestantissimae mentis, quo haec regantur? » De Natura Deorum I.2

ii« Sic praeter mundum cetera omnia aliorum causa esse generata, ut eas fruges atque fructus quos terra gignit animantium causa, animantes autem hominum, ut ecum vehendi causa arandi bovem venandi et custodiendi canem ; ipse autem homo ortus est ad mundum contemplandum et imitandum –nullo modo perfectus, sed est quaedam particula perfecti. » (II.8)

iii« Quin etiam obest plerumque iis, qui discere uolunt, auctoritas eorum, qui se docere profitentur; desinunt enim suum iudicium adhibere, id habent ratum, quod ab eo, quem probant, iudicatum uident. » (III.4)

ivDoctrine philosophique qui faisait profession de douter de tout.

vSextus Empiricus.Esquisses pyrrhoniennes (Πυρρώνειοι ὑποτύπωσεις)

viRichard H. Popkin.Histoire du scepticisme d’Erasme à Spinoza. 1995

Théorie du fascisme mondial


L’Europe et le monde n’en ont certes pas fini avec le fascisme. La violence nue, hideuse, que le 20ème siècle déploya, de façon aveugle et récurrente, plus que jamais auparavant dans l’histoire, continue de proliférer sous nos yeux mal éveillés. Elle se propage pour le moment sur de nombreux théâtres d’opération dits « secondaires », comme le Yémen par exemple, où le sang des innocents coule à flots, et la famine décime à grande échelle, par la volonté des dirigeants de l’Arabie Saoudite, avec la complicité active des États-Unis d’Amérique. Bientôt, sans doute, d’autres occasions superfétatoires de tueries à grande échelle seront politiquement créées pour étendre le théâtre de la mort. Les prétextes de toutes sortes ne manqueront pas. Les dirigeants sont habiles à inventer n’importe quel prétexte pour saturer l’esprit des peuples trompés, avec la complicité des médias de tous formats.

Il n’est pas indifférent de rappeler que le fascisme est une vieille idée européenne. Il est peut-être utile de relire pour s’en convaincre quelques textes qui en montrent l’origine et l’étendue au cœur de l’Europe dans une période clé de son expansion politique.

En témoigne éloquemment (si l’on peut dire) l’ouvrage collectif Guerre et Guerriers publié à Berlin en 1930 sous la direction d’Ernst Jüngeri. L’on doit à Walter Benjamin une recension féroce et désenchantée de cet ouvrage dans un texte intitulé Théories du fascisme allemandii.

On pourrait aisément reprendre les formules de Benjamin qui datent de neuf décennies, et les appliquer mutatis mutandi à la situation actuelle, prévalant dans le monde.

On y lit que les « amis de Jünger » ont « célébré le culte de la guerre, alors même qu’il n’y avait plus de véritable ennemi. Ils se sont pliés aux envies de la bourgeoisie, qui appelait le déclin de l’Occident comme un écolier qui voudrait bien voir sa faute de calcul noyée sous une tache d’encre. Ils répandaient le déclin, prêchait partout le déclin. Vouloir se représenter ne serait-ce qu’un instant ce qui avait été perdu, au lieu de s’y cramponner compulsivement, ils n’en étaient pas capables. Ils ont toujours été les premiers et les plus âpres ennemis de toute réflexion. Ils ont laissé passer la plus grande chance du vaincu, la méthode russe consistant à transposer la lutte dans une autre sphère. »iii

Nul doute que les vaincus et les humiliés, — ils sont de plus en plus nombreux, chaque jour –, sauront appliquer la « méthode russe », et « transposer la lutte » par tous les moyens dont ils pourront disposer.

Le vocabulaire de l’analyse marxiste n’est plus guère en vogue, et l’on sait très bien les raisons pour lesquelles ce discours est tombé en discrédit. Il reste que certains éléments d’analyse restent toujours valables, comme celui de la « guerre des classes ».

Quelles classes, demandera-t-on ? Il n’y en a plus que deux, pour aller vite : la classe des super « maîtres », qui possèdent tout et ne rendent compte de rien, et la classe des « sans dents »iv qui ne possèdent presque rien et se rendent compte de pas grand-chose.

Walter Benjamin levait déjà, en 1930, quelques lièvres idéologiques, qui de nos jours encore, prolifèrent impunément dans les campagnes politiques et économiques, dans l’indifférence des chasseurs d’idées, des Tartarins de Tarascon du consensus hypocrite.

« Ce qui se profile sous le masque d’abord de l’engagé volontaire de la Grande Guerre, puis du mercenaire de l’après-guerre, c’est en vérité le fidèle exécutant fasciste de la guerre des classes, et ce que les auteurs désignent sous le terme de « nation », c’est une classe de maîtres soutenue par de tels exécutants, une classe qui, trônant sur des hauteurs inaccessibles, n’a de compte à rendre à personne et surtout pas à elle-même ; elle offre la face de sphinx du producteur, qui promet d’être très bientôt l’unique consommateur de ses propres marchandises. Avec ce visage de sphinx, la nation des fascistes apparaît comme un nouveau mystère de la nature, un mystère économique qui s’ajoute à l’ancien et qui, loin d’éclairer celui-ci à l’aide de la technique, en fait ressortir les traits les plus menaçants. Dans le parallélogramme des forces que dessinent ici la nature et la nation, la diagonale est la guerre. »v

Ces paroles précédant de deux années la montée au pouvoir de Hitler peuvent aisément être appliquées à la situation actuelle. On pourrait aussi la définir, pour développer la métaphore géométrique de Benjamin comme un « pentagone » de forces, celles faiblissantes de la planète agonisante, la force imaginaire de nations érigées en foules haineuses et footballistiques, la force des entreprises méta-nationales plus puissantes que des empires, frappant monnaie et échappant à l’impôt, les forces antagonistes de religions dévoyées par leur auto-célébration, et la force universelle d’idéologies matérialistes et mortifères.

Tout est à reconstruire.

iKrieg und Krieger, éd. Ernst Jünger., Berlin, Junker und Dünnhaupt, 1930.

iiPremière publication dans Die Gesellschaft, n°7 , 1930, tII, p.32-41. Cf. Walter Benjamin. Œuvres II. Ed. Folio, Gallimard, 2000, p. 198-215.

iiiWalter Benjamin. « Théories du fascisme allemand ». Œuvres II. Ed. Folio, Gallimard, 2000, p. 205.

ivComme se plaisait à le dire François Hollande, le dernier des petits marquis à avoir donné quelques coups de marteau sur les clous du cercueil du socialisme en France.

vWalter Benjamin. « Théories du fascisme allemand ». Œuvres II. Ed. Folio, Gallimard, 2000, p. 213

Pour un « Parti Mondial »


« Déjà bien avant 1933, quelque chose comme une odeur de roussi flottait dans l’air » se rappelait Carl Gustav Jungi, en 1947.

La mémoire des hommes est courte et longue. Courte, dans sa lutte contre l’oubli immédiat, sa danse avec le fugace. Longue par ses racines dans l’humus humain, ses hyphes liant l’inconscient des peuples, la génétique et l’épigénétique.

Toute l’Histoire de l’humain, et du pré-humain, depuis des âges avant même le Pléistocène, a laissé des empreintes profondes, des blessures et des réflexes mnésiques, en chacun de nous, n’en doutons pas.

Nous n’oublions rien, jamais, surtout le mal fait et subi. Tous les maux du passé brûlent encore dans nos âmes, sous la cendre des siècles.

Jung, spécialiste de l’inconscient, l’atteste :

« Une chose laide engendre quelque chose de vil dans notre âme. On s’indigne, on réclame le châtiment du meurtrier à grands cris, de façon d’autant plus vive, passionnée et haineuse, que les étincelles du mal braillent plus furieusement en nous.
C’est un fait indéniable que le mal commis par autrui a vite fait de devenir notre propre vilenie, précisément en vertu du redoutable pouvoir qu’il possède d’allumer ou d’attiser le mal qui sommeille dans notre âme.
Partiellement, le meurtre a été commis sur la personne de chacun, et, partiellement, chacun l’a perpétré. Séduits par la fascination irrésistible du mal, nous avons contribué à rendre possible cet attentat moral dont est victime l’âme collective. »

L’humanité est une bulle close, une cave étanche, un cosmos fermé, et tout ce qui ‘arrive’ y reste enfermé, tout ce qui y a eu ‘lieu’, appartient désormais pour toujours à l’inconscient de tous.
« Personne n’y échappe, car chacun est tellement pétri d’humaine condition et tellement noyé dans la communauté humaine, que n’importe quel crime fait briller secrètement, dans quelque repli de notre âme aux innombrables facettes, un éclair de la plus intime satisfaction… qui déclenche, il est vrai — si la constitution morale est favorable — une réaction contraire dans les compartiments avoisinants. »ii

La mort atroce d’un seul homme ne compte pas moins que les centaines de milliers, ou les millions de morts anonymes que l’Histoire sème dans les consciences, dans ce terreau terrible, où se préparent sans cesse, lentement, sûrement, de prochaines germinations.

L’Europe n’a presque rien appris. Et le peu qu’elle a appris, il n’y a pas si longtemps, dans l’horreur passée, les générations nouvelles oublient, semble-t-il, de s’en souvenir.

Jour après jour, sur fond d’indifférence sourde, la silencieuse chimie de l’inconscient mondial prépare son irruption dans l’âme gavée de peuples alourdis.

Les nouvelles ne sont pas bonnes.

La trahison des mots, la corruption des politiques, la domination du lucre, la violence des rapports, l’absence de sens, la fin de tout futur, tourbillonnent à vide dans des cerveaux mal informés, peu éduqués, sans cartes ni étoiles, livrés à l’abandon de tout soleil.

Les foules immenses, jour après jour, sont assaillies de mensonges, de vertiges et d’abysses.

Sans relâche, des nuées de guêpes exaspérées, dopées aux Big Data, infligent leurs piqûres mentales.

Pessimisme? Non, réalisme.

On aimerait voir progresser le positif, émerger les idées, pour freiner la progression du malheur mondial. Mais on est déçu du rythme, de la lenteur des uns, de la voracité, de l’impunité des autres.

Les puissances maléfiques, à l’œuvre, prendront leur part de mort, avant que les agents de la Noosphère puissent tenter la percée.

Les populismes nationalistes prolifèrent. Il n’y aura pas de solution locale à des problèmes de portée mondiale. La planète est déjà très petite. Et la grande idée, la vieille nouvelle idée, c’est de la rapetisser toujours plus.

Ils veulent étrangler les peuples en striant la Terre de murs, les soumettre à la violence armée, aux rackets des banques (de données), les cadenasser dans quelques geôles mentales, dûment privatisées.

Le sentiment d’être étranger à ce monde étriqué, empilé, évidé, étreint.

Au cours des derniers siècles de l’empire de Rome, les ‘vertus romaines’ déclinèrent sans retour. Une religion étrange, venue d’Orient, occupait les esprits. Elle prêchait la fin proche du monde ancien. Ses fidèles se proclamaient « peuple élu, étranger ». Ils revendiquaient « une connaissance étrangère », et voulaient habiter une terre « nouvelle » et « étrangère ».

L’Épître à Diognète témoigne de ce sentiment d’étrangeté dans un monde finissant : « Ils résident chacun dans leur propre patrie, mais comme des étrangers domiciliés (…) Toute terre étrangère leur est une patrie et toute patrie une terre étrangère. »

La crise de l’esprit romain d’alors peut être mise en parallèle avec la crise des ‘valeurs’, aujourd’hui.

Les grands récits du passé agonisent. Communisme, Socialisme, sont déjà morts. Christianisme, Humanisme, râlent doucement dans le noir. Quelques autres –ismes tentent leurs chances. Sans succès visible.

De l’Histoire, on peut dire sûrement ceci : elle est féconde, et ne cessera pas de l’être.

Elle ne laissera pas de ‘vide’. L’Homme ne vit pas que de pain et de jeux, il vit aussi de mythes.

Un nouveau Récit, encore embryonnaire, va donc bientôt naître.

L’odeur d’un nouveau Récit, putatif, flotte déjà. Elle sent le roussi, le sang et la cendre.

Pessimisme ? Assurément. Mais ce pessimisme oblige à l’optimisme et au volontarisme.

Une autre Histoire est possible. Il est temps de fonder le premier « Parti mondial ».

Son programme : Interdire la guerre, la pauvreté et les paradis fiscaux. Rendre l’éducation mondiale, obligatoire, universelle et gratuite. Abandonner le modèle de croissance fondé sur l’énergie fossile. Taxer le 0,01 % à 99 %. Créer un impôt mondial sur l’utilisation des Biens Communs Mondiaux (océans, espace, réserves fossiles, diversité biologique, stabilité climatique, paix politique et sociale…) et en reverser les fonds à l’Organisation Mondiale de Protection des Biens Mondiaux. Cette nouvelle organisation sera chargée de préserver et de promouvoir les biens communs, matériels et immatériels, relevant de la Planète Terre, dans son ensemble. Elle sera gérée par les parties prenantes : les Peuples, représentés directement (démocratie directe par IA + Big Data) et indirectement par les États, les sociétés savantes, les syndicats, les ONGs.

Fonder un Collège Mondial des Sciences Humaines et Sociales, et une Académie Mondiale des Sciences et Techniques, basés sur le principe du savoir ouvert (Open Source). L’un des premiers objectifs serait de tirer avantage des Big Data mondiaux et de l’IA à des fins d’imposition et de répartition des richesses, de programmation des services publics mondiaux et des investissements structurels à l’échelle mondiale.

Tout ce qui vient d’être dit aura lieu, un jour, c’est l’évidence. Quand ? Je ne sais.

Ce qui importe, c’est de faire dès maintenant les premiers pas.

i C.G. Jung. Aspects du drame contemporain (1947).

iiIbid.