
Cœur ! dans ces temps durs, je veux partager un secret.
Âme ! penche la tête si tu es d’accord.
Patience ! tu ne pourras supporter cette peine ; va-t-en !
Raison ! Tu n’es qu’une enfant. Va jouer.
(Rûmî)

Cœur ! dans ces temps durs, je veux partager un secret.
Âme ! penche la tête si tu es d’accord.
Patience ! tu ne pourras supporter cette peine ; va-t-en !
Raison ! Tu n’es qu’une enfant. Va jouer.
(Rûmî)

Hier, la richesse c’était la lumière du jour.
Aujourd’hui le monde est illuminé par les flammes.
Quelle pitié que dans le livre de ma vie, le temps
Écrive : « Ceci un jour. Cela un autre jour. »
(Rûmî)

Mon sang bout, pensant à ta chaleur.
Je ferme les yeux pour toucher ce que tu vois.
Je bois tous les poisons pour enfin te boire.
Je me forge boucle, pour être à ton oreille.

Ton odeur ne me quittera jamais,
Ton visage non plus.
Toute ma vie j’ai rêvé de toi, la nuit et le jour.
La vie a passé, mais pas mon rêve.
(Rûmî)

Quand je brûle dans mon feu trop longtemps,
Je voudrais t’oublier un instant,
Retrouver mon âme, et cesser de penser,
Mais reviens dans mon verre, et je te boirai encore.
(Rûmî)

Mon cœur en moi vit pour la peine que tu donnes,
Le monde je ne le connais pas, seule la peine est mon amie,
Elle seule vient me voir, et elle entre
dans un cœur trop serré pour lui offrir une place.
(Rûmî)

Je me souviens de ta bouche, et j’embrasse le rubis de mon anneau,
Elle, je ne peux l’atteindre – j’embrasse ce que je puis.
Ma main n’atteint pas le ciel lointain,
Alors je m’agenouille et j’embrasse la terre.
(Rûmî)

Je suis si près de toi, que je suis loin
Je suis si uni que je suis séparé,
Je suis si nu que je suis caché,
Si sain que j’en suis incurable
(Rûmî)

Je suis allé voir mon amour, à l’improviste.
Elle a dit : « Va-t’en. Tu es ivre. »
« Ouvre la porte ! dis-je. Je ne suis pas ivre. »
« Va-t’en! a-t-elle dit, tu es ce que tu es. »
(Rûmî)

nî man manam wa nî tou touyî nî tou manî
Je ne suis pas moi, tu n’es pas toi, et tu n’es pas moi
ham man manam wa ham tou touyî ham tou manî
Et pourtant je suis moi, et tu es toi, et tu es moi
man bâ tou chunânam aï nagâr khotan
Je suis ainsi à cause de toi, beauté de Khotan !
kândâr ralatham ki man tou am iâtou man
Et je ne sais plus si je suis toi, ou si tu es moi.
(Rûmî)

Yak boussa z tou khawastam wa shash dâdî
Un baiser de toi ai-je demandé – tu m’en as donné six
shagird ka boudi ka tchanin ustâdî
As-tu étudié pour ainsi surabonder
khoubî wa kourm tcha niku bounyâdi
En bonté et en générosité, tu es source du bien, tu es fondation
Aï dounya râ z tou hazâr âzâdî
Hé! Dans ce monde, par toi, mille libertés !
(Rûmî)