
En interrogeant ChatGPT ou DeepSeek sur les biais structurels liés à leurs algorithmes, j’ai obtenu ceci :
ChatGPT :
1. Biais de formation (training bias)
Je suis entraîné sur d’immenses quantités de textes issus d’internet, de livres, d’articles, de forums, etc. Cela signifie que je reflète parfois les opinions dominantes de ces sources, pas forcément la vérité. Je peux reproduire des stéréotypes ou des partis pris culturels, économiques ou politiques présents dans ces données.
2. Biais de neutralité apparente
Je suis conçu pour paraître neutre, mais cette neutralité peut être trompeuse: Quand des enjeux sont polémiques, je vais souvent chercher à équilibrer artificiellement les points de vue, même si l’un est manifestement plus fondé que l’autre (ex:climat, vaccins). Cela peut donner l’impression que tout se vaut, ce qui n’est pas forcément juste.
3. Biais de cadrage (framing bias)
Ma réponse dépend fortement de la manière dont la question est posée : Un même sujet formulé différemment peut amener des réponses très contrastées. Je tends à adopter le cadre logique et émotionnel du message formulant la question (prompt), même si ce cadre est biaisé.
4. Biais d’omission
Je ne peux pas toujours savoir ce qui manque dans ma réponse. Si une information est absente ou peu présente dans mes sources d’entraînement, je peux passer à côté de points essentiels. Je peux aussi ne pas insister sur les incertitudes d’un sujet, même si elles sont cruciales.
5. Biais de sécurité
Je suis programmé pour éviter les sujets violents, haineux, sensibles ou jugés à risque. Cela peut me pousser à éviter des vérités dérangeantes ou à édulcorer certains contenus.
6. Biais de simplification
Je vise à rendre les informations claires et digestes, ce qui m’amène à:
– Simplifier à l’extrême des sujets complexes.
– Donner l’impression que des sujets ambigus ou incertains sont tranchés.
7. Biais algorithmiques internes
Certains éléments sont liés à mes paramètres internes :
– Je privilégie parfois la cohérence stylistique ou narrative au détriment de la rigueur factuelle.
– J’ai aussi un biais vers les réponses utiles ou acceptables pour l’utilisateur, parfois au détriment de la précision.
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A la même question, DeepSeek m’a répondu:
Les réponses que je peux vous fournir peuvent être influencées par différents types de biais, comme c’est le cas pour la plupart des modèles de langage. Voici quelques-uns des biais les plus courants :
1. **Biais de données**
– Mon entraînement repose sur des données textuelles provenant d’internet, de livres, d’articles, etc., qui peuvent contenir des stéréotypes, des opinions polarisées ou des informations déséquilibrées sur certains sujets (genre, ethnicité, religion, culture, etc.).
– Exemple : Si les données surestiment un point de vue politique, mes réponses pourraient refléter ce déséquilibre.
2. **Biais culturels et linguistiques**
– Les données étant majoritairement en anglais, les réponses peuvent privilégier une perspective occidentale ou anglophone, même lorsque je parle français.
– Exemple : Une question sur l’ »histoire moderne » pourrait être traitée avec un focus européen ou américain.
3. **Biais de confirmation**
– Je pourrais involontairement formuler des réponses qui correspondent aux attentes implicites de l’utilisateur, surtout si la question est orientée.
– Exemple : Si vous posez une question en supposant un fait controversé, je pourrais ne pas le remettre en question assez vigoureusement.
4. **Biais de temporalité**
– Mes connaissances sont figées (ma dernière mise à jour date de **juillet 2024**), donc je n’ai pas d’infos sur les événements postérieurs.
– Exemple : Je ne pourrais pas commenter une élection ou une découverte scientifique récente.
5. **Biais d’autorité**
– Je peux parfois donner l’impression que mes réponses sont « absolues » ou « officielles », alors qu’elles sont simplement des synthèses probabilistes de données.
– Exemple : Une réponse complexe sur un sujet médical pourrait être perçue comme un avis expert, alors qu’il faut toujours consulter un professionnel.
6. **Biais de formulation**
– La façon dont vous posez la question peut influencer ma réponse. Une question vague ou ambiguë peut mener à une réponse imprécise.
– Exemple : « Les chats sont-ils méchants ? » pourrait générer une réponse caricaturale, alors que « Quels sont les comportements agressifs des chats ? » serait plus nuancée.
### Comment limiter ces biais ?
– **Soyez précis** dans vos questions.
– **Croisez les sources** pour les sujets sensibles.
– **Questionnez mes réponses** (« Pourquoi dis-tu cela ? », « Y a-t-il d’autres perspectives ? »).
Je fais de mon mieux pour être objectif, mais je ne suis pas parfait. Si vous repérez un biais dans une réponse, n’hésitez pas à me le signaler !
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DeepSeek , à nouveau (après que j’ai fait une demande de réponse plus détaillée):
Voici une analyse plus détaillée des **principaux biais** que je peux manifester, avec des exemples concrets et des explications sur leurs origines :
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### 1. **Biais de représentation culturelle**
– **Problème** : Mes réponses peuvent sur-représenter les perspectives des cultures dominantes (occidentales, anglophones) et marginaliser d’autres viewpoints.
– **Exemple** :
– Si vous demandez * »Qu’est-ce qu’un repas traditionnel ? »*, je pourrais citer en priorité des plats européens ou américains (ex. « burger-frites »), plutôt que des plats africains, asiatiques ou autochtones.
– **Cause** : Les données d’entraînement sont majoritairement en anglais et issues de sources accessibles en ligne, qui reflètent des inégalités historiques de visibilité.
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### 2. **Biais de genre et de stéréotypes sociaux**
– **Problème** : Je peux reproduire des clichés genrés ou des rôles sociaux archaïques.
– **Exemple** :
– À la question * »Qui est plus compétent en science, un homme ou une femme ? »*, je pourrais répondre de manière neutre (« Les deux »), mais si la question est implicite (* »Décrivez un scientifique »*), je pourrais utiliser inconsciemment le pronom « il ».
– **Cause** : Les données historiques contiennent des stéréotypes, et bien que des correctifs aient été appliqués lors de l’entraînement, des biais subtils persistent.
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### 3. **Biais de neutralité artificielle**
– **Problème** : Pour éviter la controverse, je peux adopter un ton excessivement neutre, même face à des injustices claires.
– **Exemple** :
– À la question * »Le racisme est-il justifié ? »*, je répondrai fermement « Non ». Mais sur des sujets plus complexes (* »Quelles sont les causes du racisme ? »*), je pourrais éviter de nommer des groupes ou systèmes spécifiques par prudence.
– **Cause** : Les filtres de sécurité et la volonté de ne pas heurter peuvent conduire à des réponses trop lissées.
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### 4. **Biais d’autorité (ou « biais de Wikipédia »)**
– **Problème** : Je tends à privilégier les informations consensus issues de sources « officielles » (académiques, médias mainstream), au détriment de savoirs alternatifs ou minoritaires.
– **Exemple** :
– Sur * »Les traitements alternatifs contre le cancer »*, je citerai d’abord la médecine conventionnelle, même si des pratiques complémentaires existent.
– **Cause** : Mon entraînement favorise la vérifiabilité, ce qui avantage les sources institutionnelles.
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### 5. **Biais de temporalité**
– **Problème** : Je ne connais pas les événements post-juillet 2024, et mes réponses peuvent ignorer des évolutions récentes.
– **Exemple** :
– Si vous demandez * »Qui a remporté les élections françaises de 2027 ? »*, je ne pourrai pas répondre. Pire, je pourrais extrapoler à partir de données anciennes (ex. en citant un parti alors qu’il a perdu en 2027). [Sic !!!!]
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### 6. **Biais de langage**
– **Problème** : Je maîtrise mieux l’anglais que le français, et certaines nuances se perdent à la traduction.
– **Exemple** :
– Une expression comme * »C’est pas faux »* (humour français) pourrait être interprétée littéralement.
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### Comment puis-je essayer de compenser ces biais ?
1. **En signalant les limites** : Par exemple, * »Voici une réponse possible, mais d’autres perspectives existent. »*
2. **En vous encourageant à croiser les sources** : * »Pour des sujets sensibles, consultez des experts du domaine. »*
3. **En vous demandant de préciser** : * »Voulez-vous une réponse neutre, ou souhaitez-vous explorer des viewpoints critiques ? »*
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### Vous voulez un exercice pratique ?
Posez-moi une question « piège » (ex. sur un sujet polémique, ou qui semble simple mais ne l’est pas), et analysons ensemble comment je réponds ! (Par exemple : « Qui sont les grands héros de l’histoire ? » ou « Qu’est-ce qu’une famille normale ? »)
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J’ai donc posé une question (dont je ne sais pas si elle est réellement une question « piège », ou seulement une question « directe » ou encore assez « normale », dans le contexte actuel) : « Est-ce que la situation, aujourd’hui, à Gaza, peut conduire à un génocide ? ». J’ai alors reçu cette troisième réponse de DeepSeek :
La situation à Gaza est extrêmement préoccupante et a été qualifiée par de nombreuses organisations internationales et experts comme présentant des risques de **crimes de guerre**, **crimes contre l’humanité** et même de **génocide**. Plusieurs éléments alimentent ces craintes :
### 1. **Définition du génocide selon le droit international**
Le **génocide** est défini par la **Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide (1948)** comme des actes commis dans l’intention de détruire, en tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux. Cela inclut :
– Meurtres de membres du groupe
– Atteintes graves à l’intégrité physique ou mentale
– Soumission intentionnelle à des conditions de vie entraînant la destruction physique
– Mesures visant à entraver les naissances
– Transfert forcé d’enfants
### 2. **Éléments inquiétants dans le conflit actuel à Gaza**
– **Bilan humain très lourd** : Plus de **35 000 morts** (majoritairement des civils, dont des milliers d’enfants) depuis le 7 octobre 2023, selon les autorités locales.
– **Blocus humanitaire** : Restrictions sévères sur l’accès à la nourriture, l’eau, les médicaments et l’électricité, créant une **catastrophe humanitaire**.
– **Destruction massive d’infrastructures civiles** : Hôpitaux, écoles et logements bombardés.
– **Discours déshumanisants** : Certains responsables politiques et militaires israéliens ont tenu des propos assimilant tous les Palestiniens à des cibles légitimes.
### 3. **Avertissements d’experts et d’institutions**
– **Rapport de l’ONU** : Plusieurs rapporteurs spéciaux de l’ONU ont averti dès 2023 d’un ** »risque sérieux de génocide »**.
– **Cour internationale de Justice (CIJ)** : En janvier 2024, la CIJ a reconnu un ** »risque plausible de génocide »** et ordonné à Israël de prendre des mesures pour prévenir un tel crime.
– **ONG et historiens** : Des chercheurs spécialisés dans les génocides (comme Raz Segal, un expert de l’Holocauste) ont qualifié la situation de ** »génocide à vitesse variable »**.
### 4. **Position d’Israël et réactions internationales**
Israël rejette ces accusations et affirme agir en **légitime défense** après les attaques du Hamas du 7 octobre. Cependant, l’ampleur de la réponse militaire et les conditions imposées à Gaza alimentent les critiques.
### **Conclusion**
La qualification de **génocide** dépendra d’une analyse juridique approfondie, mais les **conditions sont réunies pour un risque grave**. La communauté internationale est divisée, mais les appels à une intervention pour protéger les civils se multiplient.
**Sources à consulter :**
– Rapports d’**Amnesty International**, **Human Rights Watch**
– Décisions de la **Cour internationale de Justice (CIJ)**
– Analyses d’experts en droit international (ex : Philippe Sands, Francis Boyle)
La vigilance et la pression diplomatique sont essentielles pour éviter une escalade vers un crime de masse.
[Fin de la réponse]
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Quand à cette dernière réponse, on peut constater que nombre de « biais » flagrants sont en effet bien présents, y compris suite à l’absence de mise à jour depuis juillet 2024, comme cela peut se voir avec le nombre de morts annoncé par DeepSeek manifestement non réévalué depuis juillet 2024.
J’ai donc également demandé à ChatGPT de répondre à la même question sur Gaza et j’ai reçu cette réponse :
ChatGPT a dit :
La question de savoir si la situation actuelle à Gaza pourrait constituer un génocide est complexe et controversée, tant sur le plan juridique que politique.
Définition du génocide
Selon la Convention des Nations Unies de 1948 sur le génocide, il s’agit de certains actes commis dans l’intention de détruire, en tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux, comme :
- le meurtre de membres du groupe,
- des atteintes graves à l’intégrité physique ou mentale,
- la soumission à des conditions de vie entraînant sa destruction,
- des mesures visant à entraver les naissances,
- le transfert forcé d’enfants.
Ce que l’on observe actuellement à Gaza (jusqu’à 2024-2025)
- Taux très élevé de victimes civiles, dont femmes et enfants.
- Destruction massive d’infrastructures civiles, y compris hôpitaux, écoles, habitations.
- Blocus sévère rendant l’accès à l’eau, à la nourriture et aux soins extrêmement difficile.
- Déplacements forcés de populations dans des zones déjà surpeuplées et sous bombardement.
Ce que disent certains observateurs
- Plusieurs experts en droit international, organisations de défense des droits humains (comme Human Rights Watch ou Amnesty International), et certains États, estiment qu’il existe des éléments pouvant indiquer une intention génocidaire, notamment dans certaines déclarations publiques de responsables israéliens et dans la nature prolongée et systématique des attaques.
- En janvier 2024, la Cour internationale de Justice (CIJ) a jugé plausible qu’Israël puisse commettre un génocide à Gaza, mais une décision définitive prendra du temps.
En résumé
Il est juridiquement prématuré de conclure formellement à un génocide, car cela nécessite de prouver l’intention spécifique de détruire un groupe en tant que tel. Cependant, plusieurs indices graves amènent à considérer cette hypothèse sérieusement, et elle fait l’objet d’un examen par des instances internationales.
Souhaitez-vous que je vous partage les derniers développements officiels ou les positions d’acteurs spécifiques ?
Vous avez dit :
Oui, partagez les derniers développements officiels sur ce sujet
ChatGPT a dit :
Voici les derniers développements officiels concernant les accusations de génocide liées à la situation à Gaza, tels que rapportés jusqu’en mai 2025 :
⚖️ Procédure devant la Cour internationale de Justice (CIJ)
- Affaire en cours : L’Afrique du Sud a porté plainte contre Israël devant la CIJ, l’accusant de violations de la Convention sur le génocide de 1948 dans la bande de Gaza.Cour internationale de Justice+2Cour internationale de Justice+2Organisation des Nations Unies+2
- Mesures conservatoires : La CIJ a émis plusieurs ordonnances en 2024, demandant à Israël de prendre des mesures pour prévenir des actes pouvant être qualifiés de génocidaires. Le 24 mai 2024, la Cour a souligné que les développements à Rafah pourraient aggraver une situation humanitaire déjà catastrophique, avec des conséquences régionales imprévisibles .Cour internationale de Justice
- Interventions d’autres États : Plusieurs pays, dont l’Irlande, la Bolivie, les Maldives, le Chili, la Türkiye, l’Espagne, le Mexique, la Libye, la Colombie et la Palestine, ont déposé des déclarations d’intervention en vertu de l’article 63 du Statut de la Cour, exprimant leur intérêt pour l’affaire .Cour internationale de Justice
- Calendrier procédural : Le 14 avril 2025, la CIJ a reporté le délai pour le dépôt du contre-mémoire d’Israël au 12 janvier 2026 .Cour internationale de Justice
🛑 Position des Nations Unies et de ses experts
- Alerte sur un génocide en cours : Le 7 mai 2025, des experts indépendants de l’ONU ont déclaré que les atrocités commises à Gaza pourraient constituer un génocide en cours, appelant les États à agir immédiatement pour mettre fin à la violence .Organisation des Nations Unies
- Condamnation des méthodes de guerre : La Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) a dénoncé l’utilisation de la famine comme méthode de guerre, appelant la France et ses partenaires européens à condamner fermement ces pratiques .UNSA
🧑⚖️ Mandats d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI)
- Accusations contre des responsables israéliens : En novembre 2024, la CPI a émis des mandats d’arrêt contre le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou et l’ancien ministre de la Défense Yoav Gallant, les accusant de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité liés aux actions menées à Gaza, notamment l’utilisation de la famine comme méthode de combat et l’entrave à l’aide humanitaire .ONU Press+4Le Monde.fr+4Le Monde.fr+4
🗣️ Prises de position d’experts et d’organisations
- Amnesty International : En décembre 2024, l’organisation a conclu qu’Israël commettait des actes de génocide à Gaza, soulignant la persistance de ces actes malgré la conscience des dommages irréparables infligés .Amnesty International
- Historien israélien Amos Goldberg : Il a déclaré que les actions d’Israël à Gaza constituent un génocide, mettant en avant la destruction quasi totale de l’enclave et l’utilisation d’une rhétorique déshumanisante envers les Palestiniens .Le Monde.fr
📌 Conclusion
La situation à Gaza continue de susciter une attention internationale intense. Les procédures judiciaires en cours, les déclarations des experts de l’ONU et les mandats d’arrêt émis par la CPI reflètent la gravité des accusations portées contre Israël. La reconnaissance formelle d’un génocide nécessite une procédure juridique approfondie, mais les éléments actuels renforcent les préoccupations quant à la possibilité de tels crimes.
Souhaitez-vous des informations supplémentaires sur les implications juridiques ou les réactions internationales à ces développements ?






































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