
L’une des théories les plus bizarres que j’ai rencontrées dans des ouvrages de « psychologie » est la théorie de la « poussière mentale » i, selon laquelle nos états mentaux auraient une structure composite, et seraient en dernière analyse constituée d’états élémentaires, de grains de poussière psychique, assemblés les uns aux autres. Les théoriciens de l’évolution considèrent habituellement que les structures chimiques inorganiques viennent en premier. Apparaissent ensuite les formes les plus primitives de vie animale et végétale, suivies de formes de vie dotées d’un certain degré de conscience, et enfin se présentent les formes variées que peut prendre la conscience humaine, plus ou moins différenciées par leur niveau de profondeur, ou d’élévation. Quant à l’existence de types de conscience tout autres, dépassant sans doute les capacités de compréhension humaine, on peut conjecturer qu’elle est fort probable, vu la vastitude du cosmos, et le nombre considérable des galaxies où d’autres formes de vie, et donc de conscience, ont pu se développer. S’ouvre là, à l’évidence, un champ immense de réflexion, où tout reste à découvrir. Les prochains millénaires nous donneront peut-être l’occasion de contacts avec des formes non-humaines de conscience, lesquelles ne seraient pas a priori de nature angélique ou divine, mais pourraient néanmoins transcender les consciences humaines (dont on voit trop nettement les limites actuelles).
En attendant ces temps futurs, et ces rencontres putatives, la tâche des théoriciens de l’évolution est relativement facile, tant qu’ils se consacrent seulement à l’examen de faits purement matériels, c’est-à-dire à l’étude des seuls phénomènes physiques, chimiques, biologiques. La seule véritable difficulté épistémologique se présente quand on tente de réconcilier en une hypothétique « théorie du Tout », la nature essentiellement « quantique » (et donc, non « continue » et non « déterministe ») de certains phénomènes, et la nature « classique » (et donc, « déterministe ») de certains autres. Même en l’absence d’une telle théorie du Tout, on a alors seulement affaire à la matière, à ses éléments, à leurs agrégations et à leurs séparations. Les « évolutionnistes » s’accrochent fermement à l’idée que toutes les formes anciennes d’existence et toutes les nouvelles formes qui pourraient apparaître à l’avenir ne sont en réalité rien d’autre que le résultat de la redistribution d’éléments originels et immuables. Les mêmes atomes qui, dispersés de manière chaotique, formaient la matière des nébuleuses, forment maintenant, après avoir été réarrangés, nos corps et nos cerveaux ; l’évolution des cerveaux, si on pouvait la retracer, ne serait que le récit de la manière dont les atomes en sont venus à être ainsi recombinés.
Cependant, avec l’avènement de la conscience, une nouvelle question se pose. Sont-ce des atomes qui, ultimement, forment la substance de la conscience, ou bien celle-ci s’apparente-t-elle à une substance entièrement nouvelle, apparaissant sur terre en chacun d’entre nous. Il faut reconnaître que l’on aurait bien du mal à situer l’élément « conscience »‘ dans le tableau périodique de Mendeleïev. La conscience possède une puissance si spécifique, si singulière, que l’on aurait eu bien du mal à prévoir qu’elle était déjà contenue (en puissance) dans la soupe de quarks du chaos originel, ou dans les premiers atomes, et plus encore sa portée et ses implications. De nos jours encore, il est difficile de ne pas méditer sur les raisons de l’échec continuel des neurosciences devant le « problème difficile de la conscience ». Autrement dit, comment des mouvements d’atomes peuvent-ils se transformer en sentiments, en idées, en intuitions? Même les plus acharnés partisans du matérialisme et du positivisme, lorsqu’ils comparent les faits matériels aux faits mentaux, ne peuvent que reconnaître l’existence d’un gouffre épistémologique et ontologique entre le monde psychique et le monde physique. La transformation des phénomènes biophysiques et biochimiques du cerveau en phénomènes psychiques, spécifiques de la conscience, est plus que mystérieuse, elle reste littéralement inconcevable. Lorsque l’on observe simultanément telles actions moléculaires ou neuronales et telles pensées ou tels sentiments, nous ne savons pas comment passer des unes aux autres, nous ne possédons aucun cadre conceptuel à ce sujet. La science aurait-elle trouvé ici des limites infranchissables à son pouvoir d’analyse et d’expérimentation? Jusqu’à présent, les principes de causalité et de continuité ont prouvé, dans de nombreux domaines de la science, leurs capacités explicatives et prédictives. Cependant, il reste difficile voire impossible de les appliquer pour tenter d’expliquer l’apparition de la conscience au sein du vivant. A contrario, il est d’ailleurs tout aussi délicat d’interpréter l’irruption de la conscience dans telle ou telle partie d’un univers a priori constitué de matière et d’énergie, comme étant associée à une substance tout autre, dont l’essence n’aurait justement rien de matériel ou d’énergétique.
A cela s’ajoute le problème cosmologique. Pour que l’évolution ait seulement pu « commencer », et pour qu’elle ait pu se dérouler sans heurts pendant 14 milliards d’années, depuis le Big Bang jusqu’à nos jours, une forme de « conscience » ou de « cohérence » a priori doit avoir été présente dès l’origine même du monde. Les théories sur l’existence de cette cohérence cosmologique se sont multipliées: créationnisme, dualisme, immanentisme, panpsychisme, cosmopsychisme, panenthéisme, hylozoïsme… Par exemple, les hylozoïstes supposent que tous les atomes de toutes les nébuleuses du cosmos doivent être liés à ce qui serait l’équivalent d’un atome psychique, c’est-à-dire un quantum primitif de conscience. La doctrine hylozoïste peut être compatible avec une philosophie de l’évolution. Mais l’une de ses conséquences est qu’il devrait exister un nombre infini de degrés de conscience, correspondant à tous les niveaux de complexité et d’agrégation que la poussière psychique primordiale pourrait engendrer. L’hylozoïsme n’est pas incompatible non plus avec ce qu’on appelle « l’esprit du temps », le « sentiment populaire », « l’opinion publique », qui peuvent s’apparenter à des sortes d’agrégations collectives de la « poussière » des pensées ou des sentiments individuels. Cependant nous savons aussi, intuitivement, que l’esprit, le sentiment ou l’opinion d’une foule ou d’un ensemble de personnes n’existe pas « en soi ». L' »esprit du temps » n’a pas de numéro de téléphone. Une quelconque multiplicité de consciences individuelles ne s’agglomère pas en une conscience réellement commune, existant par soi, et transcendant les individus. On aurait bien du mal à imaginer comment quelque poussière psychique ou quelque matière mentale diffuse pourrait prendre une forme réelle et subsister en tant que telle. Cela ne signifie pas, d’ailleurs, qu’une telle substance mentale n’existe pas d’une autre manière qu’en soi, tant pour des personnes singulières, que pour de vastes ensembles humains (nationaux, culturels, civilisationnels, religieux, idéologiques…). Sans exister en soi, la manière dont quelque substance mentale aurait de se rendre consciente, et de se rendre présente à travers des consciences (humaines), nécessiterait impérativement d’être « incarnée », en quelque sorte, dans chacune des consciences individuelles qu’elle est supposée baigner de son influence.
Il reste difficile de croire que des quanta de sentiments ou des quarks de concepts pourraient être coagulés et former des « champs » psychiques, contribuant ainsi à la substance des consciences humaines. Mais alors, de quoi les consciences sont-elles constituées, en dernière analyse? D’ailleurs, cette même question pourrait être posée à propos des « choses » du monde matériel. Du point de vue de l’éternité (sub speciae aeternitatis, ‒ si elle existe), aucune « chose » n’existe à proprement parler. En chaque « chose », il n’y a rien d’autre en réalité que des atomes, ou plutôt des quarks et des gluons, ainsi que des nuées d’autres sous-particules plus ou moins élémentaires. Ou même, il n’y a rien que des « cordes » uniquement constituées de pure énergie, selon la théorie dite des « cordes », précisément. Ces particules ou ces cordes élémentaires constituent la substance des « choses », des « objets » macroscopiques. Mais quelle est la vraie nature de ces « choses » ou de ces « objets », si les arrangements qui les rendent perceptibles et nommables se réduisent en dernière analyse à des amas provisoires de « cordes » microscopiques? La question est plus encore aiguë si la « chose » en question se trouve être la conscience (humaine ou non-humaine). Si l’on peut attribuer une conscience à des animalcules unicellulaires, alors des cellules individuelles peuvent aussi en avoir une, et par analogie, on devrait l’attribuer également aux cellules du cerveau, prises chacune individuellement, avant d’être considérées collectivement. Un neuroscientifique, additionnant diverses quantités de ces sortes de proto-consciences cellulaires, pourrait dès lors traiter la conscience et la pensée comme une sorte de « matière psychique », la dosant diversement, l’augmentant ou la diminuant, la manipulant à sa guise puis la stockant pour une réutilisation ultérieure ! Il est vrai que l’idée de poussière mentale ou de matière psychique se prête particulièrement bien à l' »esprit de l’époque », matérialiste et positiviste. Sans doute donc, le ton est donné, le mouvement de la recherche sera désormais lancé dans cette direction. Ce sera de plus en plus la doxa du futur. Mais pour quels résultats attendus? Il se peut aussi que d’autres paradigmes, complètement différents, paraissent plus prometteurs, et que des pistes entièrement inédites s’ouvrent, ou bien que d’anciens concepts, comme celui d’âme, reprennent du poil de la bête. Tout est possible. Ce dont on peut être assuré, cependant, c’est que le cerveau doit nécessairement fonctionner de manière coordonnée pour que des pensées cohérentes puissent surgir en son sein. Quant à la conscience, elle doit posséder en elle-même quelque principe actif lui permettant de se transformer, depuis son émergence dans ce monde, en une entité autonome, capable de dire « moi », et de se penser elle-même comme consciente, à moins de sombrer dans la schizophrénie ou dans la psychose. La conscience doit, par un processus essentiellement individualisé, acquérir une forme d’unité indissociable, une unité non composée de « parties ». Ceci étant acquis, peut-on faire l’hypothèse qu’un état particulier de la conscience puisse « correspondre » à un état spécifique du cerveau? Pourrait-on (du moins en théorie) décrire en détail, avec des techniques appropriées, à la fois des états de conscience, et des données capables de rendre compte de l’activité globale du cerveau, mais aussi de chaque neurone et de chaque cellule gliale. Si cela était possible, on pourrait peut-être croire qu’est alors établi l’isomorphisme entre l’entité unique et singulière de la « conscience », et la multiplicité que représente l’ensemble des cellules du cerveau. Ce serait là une manière d’exprimer une relation d’équivalence entre l’esprit (ou la conscience) et le cerveau (ou l’ensemble des cellules neuronales et gliales). Même si cela était possible, le problème ultime resterait cependant de comprendre pourquoi et comment des choses aussi disparates que les phénomènes mentaux et l’état des cellules neuronales et gliales peuvent être intrinsèquement liées. En bonne pratique scientifique, il faudrait que l’on puisse démontrer un lien direct entre un quantum mental, un fait psychique minimal, et une donnée d’observation cérébrale, ou neuronale ; et, réciproquement, il faudrait pouvoir prouver qu’un événement cérébral minimal peut être nécessairement lié à telle ou telle contrepartie mentale. Mais on est aujourd’hui loin du compte. L’ensemble des processus cérébraux n’est jamais, en tant que tel, réductible à un « fait » global que l’on puisse observer et enregistrer physiquement. En réalité, on ne peut observer qu’une certaine multitude de faits physiques, élémentaires, partiels, dont on ne peut pas garantir qu’ils aient la moindre signification pertinente quant à la notion même de « conscience ». D’ailleurs, ces faits élémentaires, ces éléments d’information, qui peut dire qu’ils représentent la réalité ultime de ce qu’il y a à percevoir? Ils pourraient subsumer sous eux, sans qu’on le soupçonne, une infinité de données appartenant à des niveaux plus élémentaires encore, et qui dépendraient pour être perçues et analysables du degré de sophistication et de résolution des scanners disponibles et des types d’imageries utilisées à une certaine époque. De ce point de vue, la notion même de « cerveau » semble n’être rien d’autre qu’un nom que nous donnons à la manière dont des milliards de cellules, ou des milliards de milliards de molécules, sont disposées dans certaines configurations plus ou moins significatives à une époque donnée, la notion de « signification » restant d’ailleurs à définir. Selon les principes d’une philosophie « mécaniste » ou « matérialiste » du cerveau, les seules réalités qui devraient être prises en compte d’un point de vue réellement scientifique sont les molécules, considérées une à une, ou bien, à une échelle supérieure, les cellules (neuronales et gliales), et leurs interactions. Mais pourquoi en rester à ces degrés de granularité? Pourquoi ne pas aller plus au fond des choses, et descendre au niveau des quarks? Réponse: c’est sans doute irréaliste, techniquement infaisable, et même, d’un point de vue épistémologique, intrinsèquement absurde. Dans ces conditions, nous n’aurions donc accès qu’à la sorte de science que nous permettent nos machines. Ce serait là un constat extrêmement frustrant. Notre « savoir » dépendrait de notre technologie, et non l’inverse… Quoi qu’il en soit, les types d’agrégats aujourd’hui disponibles, ceux qui permettent par exemple d’identifier diverses « zones » cervicales, et parfois de suivre le comportement de sous-ensembles de cellules neuronales ou gliales, semblent ne représenter que des artefacts provisoires, plus ou moins habillés de fictions langagières. On peut à bon droit douter fondamentalement de leur capacité à décrire l’essence même de la conscience. De telles fictions ne peuvent servir à améliorer l’intelligibilité de quelque état psychique que ce soit. Seule l’observation de faits véritablement physiques, irréfutables, et objectivement mis en relation causale avec des faits psychiques, pourrait (en théorie) remplir ce rôle. Mais quelle serait la nature de ces « faits »? Et à quel niveau de réalité faudrait-il effectivement descendre? Au niveau cellulaire? Au niveau moléculaire? Au niveau quantique? En fait, aucun de ces niveaux de réalité ne semble correspondre à des éléments dûment identifiables de la « conscience » ou de la « pensée » en acte.
Parvenu à ce stade de réflexion, on pourrait se contenter de célébrer le mystère de l’inconnaissable face à un tel monceau d’inconnues inconnaissables. Néanmoins, on peut aussi continuer de chercher d’autres hypothèses, d’autres pistes. William James a suggéré par exemple celle du « polyzoïsme », qui est une sorte de monadisme multiple. Selon cette théorie, chaque cellule cérébrale possède sa propre conscience individuelle, indépendante de celle des autres cellules. Toutes les consciences cellulaires sont individualisées mais aussi « isolées » les unes par rapport aux autres. Il existe cependant, parmi toutes les cellules, une cellule spéciale, une « monade » centrale, qui serait en quelque sorte la reine de la ruche cérébrale, et qui jouerait le rôle de glande pinéale de la conscience individuelle. Les événements de micro-conscience qui se passent dans toutes les cellules influencent physiquement cette monade archétypale ; en conjoignant leurs effets sur celle-ci, toutes les cellules combinent virtuellement leurs consciences élémentaires, et les agrègent en quelque sorte, par la fusion de leurs champs d’influence respectifs. La cellule-monade serait alors le support ultime de la « conscience », sans lequel aucune fusion ou intégration de l’ensemble des micro-phénomènes de consciences associés à chaque cellule cérébrale ne peut se produire. Cette théorie à la fois polyzoïste et hylozoïste contient peut-être des éléments de vérité. Le seul problème, c’est que du point de vue de l’observation fonctionnelle, comme de celui de l’anatomie, il n’existe dans le cerveau aucune cellule ou groupe de cellules qui jouisse d’une telle prééminence, tant anatomique que fonctionnelle, et qui puisse apparaître comme la clé de voûte ou le centre de gravité de l’ensemble du système de la conscience.
A ce point de l’analyse, on pourrait simplement proposer de se passer de tout ancrage cellulaire, ou physiologique, pour la « condensation » de la conscience dans le corps humain. Pourquoi en effet ne pas remplacer cette cellule-monade introuvable par le concept d' »âme », vieille idée certes, mais qui a l’avantage de traîner dans les consciences humaines (et aussi dans les inconscients) depuis plusieurs millénaires, et qui semble compatible avec toutes sortes de cultures, philosophies et religions, à l’exception récente de la modernité matérialiste et positiviste?… S’il existe des entités telles que l’âme, « animant » non seulement les êtres humains, mais aussi d’autres types d’êtres dans d’autres endroits de l’univers, on pourrait faire une hypothèse supplémentaire à leur sujet. On pourrait conjecturer que les âmes, par quelque mécanisme dont nous ignorons encore tout, peuvent être affectées par les multiples événements qui se déroulent dans le monde physique et matériel, et réciproquement, que les événements du monde physique et matériel peuvent les affecter d’une manière ou d’une autre. Les âmes ne seraient pas des monades solipsistes, mais des essences unes et simples, dont l’existence est cependant intriquée avec le reste du monde. Dans le cas d’un cerveau individuel, considéré à un moment donné, l’âme qui lui serait immédiatement et personnellement associée devrait lui être intriquée, par exemple par le biais de champs « noö-quantiques » ou par l’intermédiaire de corpuscules « psycho-quantiques » appropriés, qui restent à identifier. L’âme ainsi intriquée avec le cerveau pourrait impulser des ondes de volonté ou d’émotion, et être elle-même affectée en retour par les modifications des états biochimiques et neuronaux du cerveau. Ces changements d’états prendraient la forme d’impulsions de conscience, médiatisées par des « psychions » ou des « noöns ». L’âme serait ainsi le support ultime de la « conscience », support sur lequel les multiples processus cérébraux combineraient sans cesse leurs effets. Selon cette théorie, la séparation esprit/matière se situerait au niveau du monde cérébral, qui serait en soi ontologiquement non-unifié. C’est l’âme même qui serait capable de produire un sentiment d’unité et d' »égoïté », c’est l’âme seule qui éprouverait la sensation qu’existe un « moi ». Cette piste me paraît prometteuse, parmi bien d’autres possibles. Elle a au moins le mérite d’inviter à poursuivre la spéculation, pour tenter de comprendre comment les âmes, ainsi intriquées avec le corps qu’elles habitent depuis la conception, peuvent aussi s’intriquer entre elles, c’est-à-dire communiquer d’âme à âme. Cette théorie de l’âme, outre qu’elle est implicitement ou explicitement admise, comme déjà souligné, depuis des millénaires, sous toutes les latitudes, me paraît moins contestable que la croyance en des « quarks mentaux » ou en des « poussières psychiques ». Cependant, il reste que le simple phénomène de la conscience ‒ cette conscience singulière, unique, personnelle, la mienne, la vôtre ‒, surplombe manifestement l’ensemble des processus cérébraux. Il reste aussi que ce que l’on appelle les « états de conscience » peuvent occuper des niveaux qui sont sans doute d’une variété infinie. Ces « états de conscience » ne sont donc pas l’âme elle-même, qui est d’une essence une et simple. Le mystère de l’âme comme celui de la conscience n’est donc aucunement résolu, il ne fait en réalité que s’approfondir au fur et à mesure que la spéculation avance. Je trouve cela enthousiasmant, pour ma part.
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iWilliam James. The Principles of Psychology. Ch. 6: « The Mind Stuff Theory »(1908)
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