
Tout son être se tait et s’extasie lorsqu’un souffle infime effleure sa lèvre. Noyé dans le bleu, oublié du blanc, il lève les yeux vers l’éther et la mer. Il lui semble que sa conscience ouvre les bras. La douleur de la solitude le libère de la nuit. Être un avec Tout, c’est la vie même de la divinité, mais sans les cieux, pensa-t-il. Il veut revenir vers des essences heureuses, entrer à nouveau dans la nature, chercher des sommets impensés, découvrir les joies de l’intuition. Là-bas s’élèvent de saintes cimes, là gît la profondeur des gouffres, là se trouve le lieu des mouvements immortels ‒ là, la mer frissonne, devenue verticale, au midi de la chaleur, dans un tonnerre ébloui. Être un avec Tout ce qui vit ! L’âme passionnée, vaincue, baisse les armes, l’esprit érige d’autres rêves, la pensée humiliée se courbe devant l’éternité. Du silence naît la mort éphémère; le monde continuera de vivre.
En savoir plus sur Metaxu. Le blog de Philippe Quéau
Abonnez-vous pour recevoir les derniers articles par e-mail.
Vous devez être connecté pour poster un commentaire.