Plexus


« Plexus » ©Philippe Quéau (Art Κέω) 2026

Le mot plexus recouvre un profond et complexe concept, possédant une riche et longue histoire, mais aussi un avenir prometteur. Il pointe en puissance vers des associations et des intrications inattendues d’acceptions reliant plusieurs notions éparses, concernant des champs divers, allant de l’anatomie et des neurosciences à la philosophie et à la métaphysique. Avant d’entrer dans cette matière, il me faut commencer par une brève revue de la gamme des significations attribuées au mot plexus, lequel est, comme déjà dit, d’origine fort ancienne. Selon l’Académie française, plexus signifie : « Lacis, réseau formé par plusieurs filets de nerfs, spécialement de nerfs rachidiens, ou, plus rarement, par plusieurs petits vaisseaux entrelacés et anastomosés ». Quant au CNRTL, il qualifie le plexus de « complexe », ce qui, au-delà de l’allitération, semble quelque peu pléonastique i… On trouve de nombreuses zones qualifiées de plexus dans le corps humain. On y distingue par exemple le plexus cervical, le plexus pulmonaire, le plexus brachial, le plexus lombaire, le plexus sacré et même le « plexus honteux » ii. Il y a aussi, bien sûr, le plexus solaire iii qui désigne un amas de ganglions et de filets nerveux, situé à la hauteur de l’estomac devant l’aorte. Ce plexus-là fut longtemps réputé être le siège de l’âme, et continue de l’être pour certains auteurs : « Bref, il y a quelque chose qui ne va pas, là au creux de l’épigastre, pas vrai? Enfin, un peu plus bas, si vous voulez, au plexus, quoi, au siège de l’âme »iv.

Du point de vue étymologique, ce mot vient du latin plexus qui signifie « tressé, entrelacé », et au figuré: « embrouillé, ambigu », ce qui représente déjà tout un programme, pour le philosophe et pour le métaphysicien. Un autre adjectif, perplexus, prend les même sens que plexus, mais en les intensifiant : « enchevêtré, entrelacé, confondu; sinueux, tortueux »; et au figuré, « embrouillé, embarrassé, obscur ». Le mot plexus vient du verbe plectō, plectere : « tresser, entrelacer, enlacer », dont la racine indo-européenne est *plek-, « tresser ». Toute une famille de verbes est apparentée à cette racine: implectō « entrelacer », amplector « embrasser (au sens physique et moral) », complector « embrasser, étreindre, contenir, comprendre », plicō, « plier, replier; ployer », et ses variations : applicō « aborder, se diriger vers; appuyer, appliquer », complicō et circumplicō « plier, rouler, enrouler », explicō « dérouler, développer, déployer, expliquer », implicō « enlacer, enrouler, entortiller; engager, employer; embarrasser; impliquer », deplicō « dissiper, déplier », et toute la série replicō, duplicō, muliplicō...

La racine *plek-, déjà citée, a aussi fourni le mot –plex qui figure comme second terme dans plusieurs mots composés : simplex, duplex, triplex, multiplex, complex et supplex. Ce dernier mot, supplex, signifie « qui se plie en se prosternant, en suppliant ». Quant au mot simplex, au sens propre « qui n’est plié qu’une fois », il prend au figuré le sens de « non compliqué, simple, sans détour ». Si le sens de simplex est simple, en revanche, un peu plus complexes (!) sont les nuances qui différencient les mots assez proches complex, complexĭō, complexŭs, complĭcātĭō. L’adjectif complex(au génitif, complicis) signifie « uni, joint, associé », mais aussi « complice » et, dans un sens moral, « qui a des replis, tortueux » v. Le mot complex prend un sens péjoratif dans la langue de l’Église, pour qui est « complex » quiconque s’associe à d’autres complices pour commettre un méfaitvi. Selon les étymologues, il importe de noter que le mot complex est « indépendant » du mot complicō, lequel est d’origine beaucoup plus ancienne et n’a aucun rapport avec l’idée de « rendre complice », ou « d’impliquer quelqu’un dans une affaire »vii. Le substantif complexĭō signifie « assemblage, union » viii, et aussi, de façon figurée : « assemblage de mots ; exposé ; conclusion ; dilemme ; complexion, tempérament ». Un autre substantif, complexŭs, offre une gamme d’acceptions plus actives et plus intenses que complexĭō : « étreinte, embrassement, enlacement; étreinte charnelle »ix, et au figuré, il renvoie aux notions de « liaison », d' »enchaînement », de « connexion » (grammaticales ou logiques). Quant au mot complĭcātĭō il est relativement simple : « action de plier, de rouler »; c’est aussi le mot employé en latin pour dénoter l’opération mathématique de la « multiplication ».

Il importe enfin de citer les verbes latins nectō, pectō, flectō, qui possèdent des sens voisins de plectō et qui contribuent à en augmenter et à en faire miroiter le nuage sémantique. C’est à partir de l’observation de ce nuage que nous allons maintenant tenter d’en prévoir les possibles « précipitations » philosophiques et métaphysiques. Les verbes nectō « enlacer, lier, attacher, nouer », pectō « peigner, carder », flectō « courber, fléchir; faire tourner, changer; dériver », ainsi que ses variantes, deflectō « détourner », inflectō « infléchir », reflectō « courber, retourner », font en effet partie d’un nuage de mots lourds de sens cachés, et en quelque sorte attachés, liés, noués et intriqués aux mots plectō et plexus. De nectō dérive nexus, « enlacement, lien, étreinte », pectō a donné l’adjectif pexus« laineux, poilu » et, par extension, « pubis, poils et os du pubis », ainsi que le substantif pectus « poitrine de l’homme », laquelle est la partie « velue » du corps, mais qui est aussi, idée essentielle, considérée comme étant le siège du cœur, de l’âme et même de l’intelligence. Par suite, le mot pectus a d’ailleurs pris le sens de « cœur » et d' »âme ». Quant à flectō il a donné flexus « inflexion, détour », deux mots-concepts dont l’art baroque a fait grand usage. A ce sujet, on se rappellera peut-être que Gilles Deleuze a commis, il y a une quarantaine d’années, un essai sur le « pli », dans le cadre d’une analyse sur Leibniz et le baroquex. J’aimerais suggérer que le concept de plexus, en tant que sémantiquement intriqué aux notions de nectus, de flexus et de pectus, généralise radicalement le pli deleuzien, et même le transcende, c’est-à-dire qu’il le déplie, le multiplie, et surtout le délie, pour le libérer de ces trois métaphores-là: « plier, déplier, replier », dont Deleuze se sert pour conclure son essaixi, et dont il me semble qu’elles ne sont plus à la hauteur des enjeux conceptuels de ce siècle-ci. Pour « expliquer » (si j’ose dire) cette assertion, posons que la triade esprit / cœur / corps forme un pectus‒ un pectus velu, poilu, chevelu, et connecté par des myriades de sortes d’hyphes à toutes sortes de mondes. Posons aussi que la triade du réel, de l’actuel et du virtuelxii forme quant à elle un nexus; ils ne constituent pas seulement un « nœud », mais ils s’enlacent d’un attachement passionnel et créateur. Décidons enfin de dénoter par le mot flexus l’intrication de l’âme avec le champs de ses dimensions actuelles et de ses potentialités virtuelles. Maintenant, posons que toute conscience (humaine) réellement autonome s’incarne paradoxalement en tant que plexus. Autrement dit, elle ne subsiste pas par elle-même dans une sorte de solipsisme, car le plexus de la conscience est en permanence « intriqué » avec le nexus, le pectus et le flexus, déjà cités. Le plexus de la conscience se présente comme un complexus, comme une entité reliant le plexus, le nexus, le pectus et le flectus. Ce qui importe dans la conscience, c’est le mouvement général de l’intuition, la pulsion de liaison, de nouage, d’arrimage d’idées et de notions très hétérogènes, ne cherchant pas quelque explĭcātĭō (toujours corsetée par des limites internes) mais visant plutôt une stimulante et fantastique complĭcātĭō de la pensée, vouée à se penser et à se multiplier elle-même dans un tissage sans fin, dans une intrication illimitée avec la puissance de toutes les autres monades possibles.

Deleuze dit que Leibniz a emprunté le nom de monade aux néoplatoniciens. « Ils s’en servaient pour désigner un état de l’Un: l’unité en tant qu’elle enveloppe une multiplicité, cette multiplicité développant l’Un à la façon d’une ‘série’xiii« . Pour avoir un peu pratiqué les mathématiques dans ma jeunesse, j’avoue avoir été alors fasciné par le côté proprement métaphysique des développements des fonctions en séries de Taylor. Dans l’interprétation que j’en faisais, cela revenait à dire qu’en n’importe point d’une courbe d’une fonction « infiniment dérivable » (ou « infiniment désirable »), on pouvait trouver toutes les informations nécessaires pour déterminer la totalité et l’entièreté de la courbe dans son infinie complexité. Autrement dit, un seul et simple point, un point « simplex » donc, contient en puissance toute la « complexité » de la courbe tout entière. En un seul point, on peut « déplier » conceptuellement l’infini. Il m’est arrivé de voir dans la métaphore des séries de Taylor une image de la vie de l’esprit, et même une allégorie de l’âme, dans la mesure où elle est aussi « pleine de plis à l’infini », tout en étant capable, toutefois, d' »en déplier un petit nombre à l’intérieur de soi ». Mais quel est cet intérieur, quel est ce soi de l’âme, demandera-t-on? Possède-t-elle un « quartier » réservé, un « départementxiv » propre, d’où elle pourrait ainsi librement se déplier, se déployer en puissance, à l’aventure, dans tous les mondes, ceux qui existent, et ceux qui restent à créer? Posons par exemple, hypothétiquement, qu’existe une substance S d’une étendue infinie (par exemple l’espace total composé de la somme de toutes les idées et de toutes les pensées de l’ensemble de tous les esprits ayant existé, existant et devant exister). Supposons que cette substance infinie cherche un jour, pour une raison qui n’appartiendrait qu’à elle, à s’exprimer de manière à rester fidèle à son essence, mais aussi de façon à rester en relation réelle avec ce qu’elle est en substance et en réalité. Supposons que pour ce faire, elle tente d’exprimer, absolument et totalement, à la fois cette essence et cette substance. Arrivé à ce point, posons-nous la question : cette substance ne sera-t-elle pas bridée, limitée, par la manière plus ou moins imparfaite de ses capacités d’expression, dont rien ne dit qu’elles seront à la hauteur de son infinité à la fois essentielle et potentielle? On peut concevoir, d’ailleurs, que la substance S serait aussi potentiellement confrontée à d’autres substances, toutes infinies à leur manière; et comme il faudrait qu’elles partagent, en quelque sorte à la limite, leurs infinités respectives, il faudrait analyser leurs gênes et leur limites réciproques, analogues à celles de goélands géants aux ailes emmêlées, sur le pont de l’espace-temps. On pourrait aussi dire que ces substances hypothétiques, pour infinies qu’elles soient, ne se gênent ni ne se limitent, mais qu’elle agissent les unes sur les autres, comme des champs qui s’intriquent, et qu’elles ajoutent par là quelque énergie nouvelle à leur propre substance, et, qu’elles se voient en quelque sorte invitées, pour ainsi dire, à « s’accommoder entre ellesxv. »

On peut avancer l’idée que toute personne, toute conscience, toute âme, s’incarne en de telles substances hypothétiques, lesquelles sont, en puissance, infinies (par définition et par dérivation). On pourrait aussi affirmer que tout « petit monde » (comme un atome d’hélium ou une âme) exprime à sa façon une sorte d’identité lointaine avec de bien plus « grands mondes ». Il faudrait en induire que les « petits » et les « grands » mondes, les atomes et les nébuleuses, forment toujours en essence des « mondes », c’est-à-dire qu’ils restent étrangers, aveugles et sourds à tout ce qui les dépassent.

Afin de proposer au lecteur des phrases aussi compréhensibles que possible, j’ai cru bon de lier ma manière d’écrire, mon usage des métaphores, avec une tentative d’exprimer certaines pensées et certaines idées, dont je pense cependant, depuis longtemps, qu’elles sont au fond inexprimables.

Reprenant une suggestion de Leibniz, je considère que mon « essence », ou plutôt l’idée que je me fais d’elle, équivaut en un sens à tout ce que j’ai ressenti, pensé, compris, désiré, tout au long de ma vie, mais aussi à tout ce que j’ai pu exprimer par des mots, des actes, des volontés ou des regrets, dans le passé. Ne faudrait-il pas alors, assez logiquement, y inclure aussi tout ce que je pourrai, à l’avenir, ressentir, penser, comprendre, désirer et exprimer? Mais, à l’évidence, si l’avenir avait la même présence que le passé en mon essence, il y aurait là une nécessaire progression vers l’infini, et mon essence n’aurait donc point de limites. Or, rien ne peut dépasser ce qui n’a point de limites. J’en conclus que quelque expression de mon essence que ce soit, resterait par nature toujours inaccomplie, et parfaitement incapable d’exprimer son essentielle infinité. Certes, je pourrais aussi considérer que ce qui est vraiment limité en moi pourrait en un sens correspondre à mon essence, à ma vraie nature, et à toutes les limites de sa « puissance ». Mais alors, tout ce qui dépasse ma nature propre et mon essence devra logiquement être appelé « surnaturel xvi« . Qu’est-ce que le « surnaturel » aurait réellement à voir avec mon « naturel »? Leibniz répond qu’il peut y avoir un lien entre le « surnaturel » et le « naturel », si la monade est une sorte de divinité. Ce n’est donc pas en tant que sujets de connaissance, ni dans l’objet de leur connaissance, que les monades sont naturellement bornées. Elles ne sont bornées que dans leurs inflexions, leurs réflexions, et toutes les autres sortes de flexions infligées à leurs connaissances, mais elles ne sont pas limitées par la complexion même de leur essence, qui n’est qu’une partie de leur complexus. Affirmons de plus, qu’en tant que plexus, les monades vont toutes confusément vers l’infinixvii, elles visent au Toutxviii par des sortes de « fulgurationsxix« , même si elles se limitent et se distinguent toutes par des « degrés de perceptions distinctesxx« . Les âmes sont des plexii vivants, liés à tous les univers et à toutes les créatures ; et tout esprit est, lui aussi, un complexus, une image de la Divinité même, capable de connaître progressivement le système de tous les mondes, et d’en exprimer, à sa manière, quelque vue par la singularité absolue de son propre « point » de vue. De ce simplex ‒ le complex.

____________________

iPlexus: « réseau de nerfs ou de petits vaisseaux qui s’entrelacent ou s’anastomosent de façon complexe en un point de l’organisme ». (CNRTL)

iiEncyclopédie médicaleQuillet, 1965, p.325

iiiLe plexus solaire est un « Volumineux plexus nerveux végétatif disposé autour de l’origine du tronc coeliaque, de l’artère mésentérique supérieure et des artères rénales (…) recevant les nerfs pneumogastriques, grand et petit splanchniques et innervant tous les viscères de l’abdomen ». Dictionnaire de Médecine. Flammarion. 1975. Balzac parle ainsi de son propre plexus : « Il est bien bizarre que chez moi toutes les émotions fortes me frappent au plexus solaire, et réagissent sur les intestins et sur le cerveau (Lettres à l’Étrangère, t.2, 1843, p.250)

ivGeorges Bernanos, Monsieur Ouine, 1943, p. 80

vComplex, complĭcis (cum, plico), adj., uni, joint : complex honestatis est utilitas, « l’honnête et l’utile se tiennent » {Ambr. Off. 3, 4) ; dii complices, « les douze grands dieux » (Arn. 3, 40), v. Consentes dii; complice (Sid. Ep. 8, 11); qui a des replis, tortueux (Prud. Ham. 614). (Dictionnaire de Félix Gaffiot)

vi « Complex qui uno peccato vel crimine alteri est applicatus ad malum » (« Est complex celui qui s’applique au mal, par un péché ou un autre crime »). Autrement dit l’applicatio (au mal) produit non seulement une complicatio intérieure mais, plus profondément une com-plexi-ficatio, un entrelacement intime (et fatal) avec le mal.

viiA. Ernout et A. Meillet. Dictionnaire étymologique de la langue latine. Paris 2001

viiiAinsi qu’en témoigne cette citation tirée de Cicéron: « Ita effici complexiones et copulationes et adhæsiones atomorum inter se » (« Ainsi s’effectuent assemblages, accouplements et agrégations d’atomes entre eux ») Cicéron. De Finibus  I, vi, 19  

ixMundus omnia complexu suo coercet et continet Cic. Nat. 2, 58, « le monde réunit et contient tout dans son étreinte; e complexu parentum abrepti filii Cic. Verr. 2, 1, 7, « fils arrachés des bras de leurs parents » ; de matris complexu ali quem avellere Cic. Font. 46, « enlever qqn des bras de sa mère »; complexus armorum Tac. Agr. 36, « combat corps à corps »; étreinte charnelle : Scrib. Comp. 18 2; complexus gentis humanæ Cic. Fin. 5, 65, « le lien qui embrasse la race humaine ».

xGilles Deleuze. Le Pli. Leibniz et le baroque. Paris, 1988

xiGilles Deleuze. Le Pli. Leibniz et le baroque. Paris, 1988, p. 189

xiiCf. Philippe Quéau. Le Virtuel, vertus et vertiges. Champ Vallon, 1993

xiiiCf. Proclus. Éments de théologie. Ed. Aubier, §21, 204.

xiv  "Chaque esprit étant comme une petite divinité dans son département." Leibniz. La Monadologie § 83

xvLeibniz. Discours de métaphysique, § 15

xviLeibniz. Discours de métaphysique, § 16

xvii« Car, comme tout est plein, ce qui rend toute la matière liée, et comme dans le plein tout mouvement fait quelque effet sur les corps distants, à mesure de la distance, de sorte que chaque corps est affecté non seulement par ceux qui le touchent, et se ressent en quelque façon de tout ce qui leur arrive, mais aussi par leur moyen se ressent encore de ceux qui touchent les premiers, dont il est touché immédiatement : il s’ensuit, que cette communication va à quelque distance que ce soit. Et par conséquent tout corps se ressent de tout ce qui se fait dans l’univers ; tellement que celui qui voit tout, pourrait lire dans chacun ce qui se fait partout et même ce qui s’est fait ou se fera ; en remarquant dans le présent ce qui est éloigné, tant selon les temps que selon les lieux : sumpnoia panta, [« Tout est conspirant »], disait Hippocrate. Mais une Âme ne peut lire en elle-même que ce qui y est représenté distinctement, elle ne saurait développer tout d’un coup tous ses replis, car ils vont à l’infini. » Leibniz. La Monadologie § 61

xviii« Tout est en tout (πάντα ἐν πᾶσιν), mais en chacun sous son mode propre (οἰκείως). Dans l’être, en effet, se trouvent la vie et l’intelligence, dans la vie l’être et la pensée, dans l’intelligence l’être et la vie. Mais dans un cas sous le mode intellectuel (νοερῶς), dans un autre sous le mode vital (ζωτικῶς), dans un autre enfin sous le mode de l’être (ὄντως). » Proclus. Éléments de théologie. trad. Trouillard. 1965

xix« Toutes les Monades créées ou dérivatives sont des productions et naissent, pour ainsi dire, par des Fulgurations continuelles de la Divinité de moment en moment, bornées par la réceptivité de la créature, à laquelle il est essentiel d’être limitée ». Leibniz. La Monadologie § 47

xxLeibniz. La Monadologie § 60