Comment peut-on croire encore en une vie après la mort ?


« Dépassement » ©Philippe Quéau (Art Κέω) 2025


Comment peut-on croire encore en une vie après la mort ? La science n’a-t-elle pas définitivement prouvé, au-delà de toute possibilité de réfutation, que notre vie intérieure, ce que nous appelons « l’esprit », n’est qu’une simple fonction de la « matière grise » constituant nos circonvolutions cérébrales ? Si la pensée est bien une « fonction » du cerveau, comment cette fonction pourrait-elle persister après l’arrêt du fonctionnement de ce dernier ? Ce constat n’implique-t-il pas de facto l’impossibilité de croire en l’immortalité de l’âme ? L’idée, si répandue aujourd’hui, que « la pensée est une fonction du cerveau », éliminerait donc tout espoir d’immortalité. Elle revient en effet à affirmer que la pensée émane de la matière, de même que la vapeur sort de la bouilloire, ou que la lumière jaillit de l’ampoule électrique. Le cerveau « produit » la pensée. Le corps humain engendre intérieurement « de la conscience », tout comme il produit du cholestérol, de la créatine et de l’acide carbonique. Quand le temps du sommeil arrive, le niveau de conscience diminue. Quand le corps meurt, la conscience disparaît tout à fait. Quand le cerveau s’arrête et périt, la conscience, l’esprit ou l’âme doivent assurément disparaître aussi.

Tout ce raisonnement est basé sur l’idée que c’est le cerveau seul qui « produit » la pensée. Mais est-ce bien le cas ? D’autres hypothèses sont, en théorie, possibles. Le cerveau pourrait n’avoir qu’une simple fonction de « libération » des conditions de l’exercice de la pensée, ou encore il pourrait avoir une fonction de réception et de « transmission » de certains flux permettant à la conscience personnelle de se développer. Prenons une métaphore : la détente d’une arme à feu n’a qu’une seule fonction de libération : le percuteur déclenche un processus chimique qui « libère » l’énergie de la charge explosive, provoquant l’éjection de la balle. De même, lorsqu’un faisceau de lumière traverse un verre coloré, un prisme, un filtre polarisant ou un milieu translucide, certaines modifications sont« transmises » à la lumière lors de son passage (et affectent sa couleur, sa direction, sa réfraction, sa polarisation). La lumière n’est donc pas « produite » par les milieux qu’elle traverse. Elle est seulement filtrée, colorée, ou polarisée, et son mouvement ultérieur est déterminé par les lois de l’optique. Prenons une autre métaphore encore : le clavier d’un orgue a essentiellement une fonction de transmission, et non de « production ». Les touches commandent successivement l’ouverture des différents tuyaux dans lesquels le « vent » de l’orgue est distribué. Les sons sont alors « produits » par les colonnes d’air qui y vibrent. Mais l’air vient de l’extérieur de l’orgue, et la manière dont les touches sont actionnées dépend de l’organiste qui en joue. L’orgue, à proprement parler, ne « produit » pas la musique, il ne fait que moduler du « vent », selon une partition musicale, laquelle n’a rien à voir avec la matière dont l’orgue est composé.

Ces trois métaphores (l’arme à feu, la lumière, l’orgue) visent à élargir la gamme des hypothèses possibles concernant le rapport entre la pensée et le cerveau. Elles tendent à faire reconsidérer l’idée reçue que c’est le seul cerveau qui « produit » la pensée ou la conscience. Elles invitent à prendre en considération sa possible fonction de « libération » (d’énergies ou de lumières extrinsèques), ou encore sa fonction de modulation et de contrôle d’hypothétiques « vents » (ou inspirations spirituelles) qui seraient transmis par son entremise pour devenir musique ou conscience.

Toutes ces hypothèses peuvent paraître abstraites et irréelles. L’idée que les cerveaux seraient des sortes de prismes ou d’orgues, laissant passer des lumières ou des souffles provenant de sources extra-cervicales, mais les colorant, les polarisant, les modulant, et les contrôlant pour leur donner un « sens » et une « direction », ‒ cette idée possède, je le conçois, une dimension qui peut paraître fantastique, ou même insensée. A cela je répondrai que la conception strictement matérialiste de la pensée produite par le seul cerveau et ses enchevêtrements de neurones n’est pas moins fantastique, ni plus aisée à concevoir… Que la conscience soit comparable à une sorte de vapeur émanant d’un cerveau-bouilloire, ou à une sorte d’électricité ou de lumière, générée par des neurones et des synapses, ou bien qu’elle soit d’une nature hybride, à la fois endogène et exogène, et basée sur l’intrication fondamentale du cerveau avec le reste de l’univers, dans tous les cas, le mystère reste entier. Rien n’est vraiment expliqué. Il reste qu’il n’est pas plus rigoureusement scientifique de considérer a priori que la fonction du cerveau est de produire la pensée de façon solipsiste, plutôt que de l’assimiler à un organe de transmission et de modulation d’une énergie psychique venant d’ailleurs.

Malgré tous les progrès récents des neurosciences, le phénomène de la conscience reste l’énigme absolue. La notion de conscience est si paradoxale et, en réalité, si bizarre (par contraste avec ce qu’il est convenu d’appeler les « lois de la Nature »), qu’elle constitue presque une contradiction en soi. Il est facile de concevoir comment est produite la vapeur dans une bouilloire : la chaleur augmente l’agitation des molécules d’eau, et induit le changement de l’état liquide vers l’état gazeux. Cependant, il n’y a pas de changement de nature : les molécules, gazeuses ou liquides, restent des molécules d’H2O, physiquement homogènes. En revanche, il y a une différence radicale de nature et d’essence entre la nature neurochimique des phénomènes neuronaux et la nature intellectuelle, spirituelle et morale de la conscience. Il y a là des phénomènes absolument et radicalement hétérogènes… D’ailleurs, je trouve pour ma part, que l’idée de la production de la conscience par des processus purement biochimiques est en réalité plus difficile à concevoir intuitivement que l’idée d’une participation du cerveau-« antenne » à des formes d’inspiration et de conscience dans lesquelles il serait « plongé » depuis son origine. Au niveau purement intuitif, la production de conscience reste pour moi un miracle incompréhensible, qu’elle soit endogène ou exogène au cerveau. Les hypothèses en présence ‒ que la Pensée est « spontanément générée » par le cerveau, ou qu’elle est « créée à partir de rien », ou encore qu’elle est « inspirée » ou « intriquée » avec quelque entité spirituelle ou noétique, immanente ou transcendante, puis modulée, filtrée et mise en forme par des cerveaux individuels ‒ ces hypothèses sont tout aussi fantastiques les unes que les autres.

Il est vrai que l’hypothèse d’une origine, en partie exogène, de la conscience, et de sa transmission médiatisée par le cerveau est difficilement concevable. Mais, à tout prendre, elle n’est pas absurde. La conscience, dans ce cas, n’aurait pas besoin d’être générée à nouveau en chacun des êtres naissant à leur forme propre de conscience. Toute conscience personnelle participerait d’une sorte de champ de conscience universelle qui baignerait les mondes, tout comme ceux-ci sont déjà immergés dans des champs quantiques et des champs gravitationnels, comme l’affirment les sciences contemporaines. Ce champ de conscience existerait déjà, depuis toujours, à l’échelle de l’univers tout entier, et participerait intimement à l’évolution fondamentale de ce dernier. La théorie de la transmission des champs de conscience ne serait donc pas différente, en essence, des théories de la gravitation universelle et des champs quantiques. Cette théorie de la transmission est également compatible avec la notion de « seuil » popularisée par Fechner. Avant que la conscience puisse apparaître, un certain degré d’activité, de mouvement et de « vie » doit être atteint. Ce degré est le « seuil » qui commande l’« apparition » de la conscience ; mais la hauteur du seuil varie selon les circonstances. Lorsqu’elle s’abaisse, comme dans les états de grande lucidité, l’être humain prend conscience de choses dont il serait inconscient à d’autres moments ; lorsqu’elle augmente, comme dans la somnolence, la qualité de conscience diminue.

La théorie de la transmission de la conscience entre en résonance avec toute une classe d’expériences qui, en revanche, sont difficilement explicables par la théorie de la production de la conscience par le seul cerveau. Il faut ici faire référence à ces phénomènes obscurs et exceptionnels rapportés à toutes les époques de l’histoire humaine, des phénomènes tels que les extases, les révélations religieuses, les guidances providentielles, les guérisons miraculeuses », les prémonitions, les apparitions télépathiques au moment de la mort de proches, les visions spirituelles et mystiques, et tout l’éventail des capacités intuitives, ou des impulsions créatrices.

Si l’on s’en tient à la théorie de la production, on ne voit pas comment quelques arrangements neuronaux pourraient soudainement « produire » de tels phénomènes étranges de la conscience. Selon la théorie de la transmission, ils n’ont pas besoin d’être « produits » — les conditions de leur apparition existent déjà en puissance, dans le monde transcendantal. Tout ce qui est nécessaire à leur « matérialisation » dans l’esprit est un abaissement des seuils neurologiques pour les laisser passer à l’intérieur de la conscience, et les moduler en adéquation avec les situations individuelles. Dans les cas de vision mystique, de conversion subite, de conduites providentielles, etc., il semble aux sujets qui en font l’expérience qu’une puissance extérieure, tout à fait différente de l’action ordinaire des sens ou de l’esprit, fait irruption dans leur vie, comme si celle-ci s’ouvrait soudain à des perspectives infiniment plus larges, plus vastes, plus profondes, où elle trouverait de nouvelles sources d’énergie et d’intellection. Le mot si ancien d’« inspiration » décrit bien cette impression d’un souffle ou d’une volonté submergeant la conscience. Toutes ces expériences, tout à fait paradoxales, inexplicables et dénuées de sens si l’on s’en tient à la théorie de la production, s’intègrent en revanche très naturellement dans le cadre de la théorie de la transmission. Il suffit de supposer la continuité et la contiguïté de la conscience individuelle avec une conscience océanique, une « mer mère » à l’origine de toutes les formes de conscience. Elle explique que des vagues exceptionnelles, ou même un tsunami de conscience, déferlent et franchissent les digues mentales que le cerveau met en place pour protéger sa stabilité.

Dans la plupart des grandes traditions philosophiques, le corps est considéré comme une condition essentielle à la vie de l’âme dans le monde sensible ‒ même si Platon va jusqu’à l’appeler le « tombeau de l’âme ». Après la mort, selon ces mêmes traditions, l’âme est cependant « libérée » et vit alors de façon purement spirituelle. La mort du corps, dit Kant, signale certes la fin de l’utilisation phénoménale des sens par l’esprit, mais elle est aussi le commencement d’une nouvelle existence. « La séparation d’avec le corps est la fin de cet usage sensible de la faculté de connaissance et le commencement de l’usage intellectuel. Le corps ne serait donc pas la cause de la pensée, mais simplement une condition qui en restreint l’exercice, et, par conséquent, il faudrait le considérer, sans doute, comme un instrument essentiel de la conscience sensible et animale, mais, par cela même, comme un obstacle à la vie spirituelle purei. » Pour ce qui est de la durée de toute espèce de vie, et notamment de l’espèce humaine, il propose d’invoquer « cette hypothèse transcendantale : que toute vie n’est proprement qu’intelligible et nullement soumise aux vicissitudes du temps, qu’elle n’a pas commencé avec la naissance et ne se terminera pas avec la mort ; que cette vie n’est qu’un simple phénomène, c’est-à-dire une représentation sensible de la vie purement spirituelle et que le monde sensible n’est qu’une image qui s’offre à notre mode actuel de connaître, et qui, ainsi qu’un songe, n’a pas en soi de réalité objective ; que, si nous pouvions intuitionner les choses et nous-mêmes comme elles sont et comme nous sommes, nous nous verrions dans un monde de natures spirituelles avec lequel notre seul commerce véritable n’a pas commencé avec la naissance et ne doit pas finir avec la mortii

Aujourd’hui, c’est principalement l’imagination quantitative qui balaye le monde. Les sciences nous obligent à considérer des échelles colossales de temps, d’espaces et de nombres. Elles réduisent en conséquence l’homme et la conscience à des proportions infinitésimales. Ceints de l’immense et indéchiffrable obscurité d’un univers, en son essence empreint de mystère, nous naissons et nous mourons, nous souffrons et nous luttons, sans que nous comprenions le sens de notre existence. Livrés à des guerres absurdes et sanglantes, à des crimes innommables, à des passions fugaces, plongés dans la plus noire ignorance, pris au piège de délires hideux et d’espoirs grotesques, l’humanité survit, siècles après siècles. Pour combien de temps encore ? La nouvelle « grande extinction », qui a déjà commencé, sera-t-elle la dernière que vivra cette Terre ? Quelques-uns d’entre nous continuent, dans ce chaos programmé, de servir avec constance des idéaux profonds, avec une foi inébranlable dans le fait que l’existence, sous quelque forme que ce soit, vaut encore mieux que le néant. D’autres en revanche, privés de toute certitude, se contentent de rester d’autant plus humbles qu’ils contemplent le prodigieux spectacle cosmique qui enveloppe de loin la petitesse humaine. Ils peuvent aussi être témoins de l’humilité des formes de vie les plus élémentaires. Tout ce qui vit d’une vie animale participe d’une sorte de patience ontologique, malgré toutes les formes d’adversité. Face à l’effort permanent pour vivre et persévérer dans leur être même, une immense compassion et un sentiment de solidarité remplissent le cœur de ceux qui voient le sort commun à tout ce qui vit et meurt. Des milliards de milliards de milliards d’êtres vivants luttent pour vivre et survivre avant de mourir, sans savoir le pourquoi de leur être, ni son sens ultime. Les animaux les plus minuscules eux-mêmes mènent en tout temps une vie héroïque, sans se poser la moindre question métaphysique. Ils vivent, ils meurent. Pourquoi ? Un esprit moderne, éclairé par quelque intuition subite, illuminé par le pressentiment de la continuité universelle de l’évolution, hésitera peut-être à tracer des lignes de séparation nette entre les différentes formes de vie, et à établir des hiérarchies électives, tant sur cette terre qu’à l’échelle des mondes. Si, quelque part dans l’univers, il est envisageable (en théorie) qu’une créature au moins, dûment libérée de toutes les contraintes apparentes de la matière et de l’énergie, puisse vivre éternellement, alors pourquoi pas toutes,in fine ? Il ne peut être interdit de rêver à ce rêve fou : l’immortalité pour tous les êtres, dans un monde éternel. Une telle foi putative en une immortalité universelle, si nous voulons nous y adonner, ne serait-ce que provisoirement, à titre d’expérience de pensée, exigerait une variété de points de vue et une richesse de conceptions si stupéfiantes que l’imagination (humaine) la plus débridée défaillirait et resterait confondue d’impuissance à en concevoir toutes les implications. Plutôt que d’affronter ces difficiles conjectures, nous préférons souvent les abandonner d’emblée, et nous renonçons à considérer les idées mêmes dont elles découlent naturellement. Nous délaissons plus aisément l’idée de notre propre immortalité, plutôt que d’accepter le défi intellectuel, spirituel et moral que poserait un univers incompréhensible, défiant radicalement les représentations humaines. La vie, la vie humaine, et la vie sur cette Terre, semble une chose bonne à une échelle raisonnablement abondante ; mais si tous les mondes extra-galactiques, tous les temps et les espaces cosmiques, devaient se révéler grouillants de formes de vies insoupçonnables, fourmillant d’essences inconcevables, nous verrions alors, enfin, à quel point notre monde « humain » est infiniment petit, provincial, étroit, limité, confiné, et, de ce fait combien l’esprit « humain » est condamné à rester, encore longtemps, infiniment au-dessous de ses possibilités.

Chaque nouvel esprit naissant sur cette terre apporte avec lui sa propre version du monde, sa propre représentation du point de vue de la place unique qu’il occupe dans l’univers, et sa propre façon de l’habiter et d’y participer. Toutes ces représentations, passées, présentes et à venir, venant de tous les êtres, se côtoient sur la toile infinie des ontologies possibles. Elles coexistent et ne se contredisent jamais — l’espace virtuel de mon imagination, par exemple, n’empêche en aucune manière les développement du vôtre. La quantité de conscience possible à l’échelle de l’univers tout entier, et aussi à l’échelle des univers qui suivront celui-ci après le Big Crunch, ne semble être régie par aucune loi analogue à celle de la soi-disant conservation de l’énergie dans le monde matériel. Tout est possible, en matière d’augmentation infinie de la conscience. La conscience totale de l’univers n’a pas à rester une quantité constante. Bien au contraire, on peut imaginer que son destin est de croître indéfiniment. Corrélativement, il ne semble y avoir aucune limite formelle à l’accroissement psychique des êtres vivants, à la progression non pas quantitative mais qualitative de leur « conscience ». Et, puisque l’être conscient, chaque fois qu’il se manifeste, s’affirme, s’étend et aspire à des formes de continuité de plus en plus intégratrice, « intelligente », « compréhensive », nous pouvons en inférer que la multiplication de toutes les sortes de vies dans l’univers, quelles que soient leurs formes, ne peut jamais épuiser la demande latente de vivre, ne peut jamais étancher la soif immanente du désir de vivre et de survivre. Les êtres vivants et conscients désirent leur propre continuation, ils veulent persévérer dans leur être, même si ce rêve leur semble sans espoir. Je me place ici du point de vue de tous les êtres individuels : tous, ils réalisent et apprécient en eux-mêmes leur propre unicité et la particularité spécifique de leur propre existence. Des panthéistes pourraient dire qu’à travers tous ces êtres, quels qu’ils soient, l’Esprit éternel affirme et réalise sa propre vie infinie. Des théistes diront que le « Dieu » a une capacité et un besoin d’amour si inépuisables que l’accroissement littéralement infini des vies créées et à créer fait partie du plan divin, lui-même non fixé, mais en constante et infinie évolution. La vision de ce « Dieu » est infinie, au sens littéral, elle est immanente en toutes choses et en tous les êtres. Sa sympathie pour le monde ne saurait jamais connaître saturation ou excès, puisqu’elle est consubstantielle à sa propre essence, qui, peut-être, est aussi la nôtreiii.

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iKant.Critique de la raison pure.Trad. A. Tremesaygues et B. Pacaud. PUF, 1975, p. 529

iiIbid. p. 529-530

iiiJ’ai repris dans ce texte, en les reformulant et les adaptant, nombre d’idées émises par William James. Human Immortality: Two Supposed Objections to the Doctrine. The Riverside Press, Cambridge, 1898

Une réflexion sur “Comment peut-on croire encore en une vie après la mort ?

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